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Un adolescent soupçonné d'avoir grièvement blessé par arme à feu mercredi un enseignant dans une école de Lukavac, dans le nord-est de la Bosnie, a été arrêté par les forces de l'ordre, ont annoncé les autorités locales et la famille de la victime.
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La fusillade survient un mois après l'assassinat par un élève de 13 ans de neuf de ses camarades et d'un garde dans une école de Belgrade, en Serbie voisine.
"Des armes à feu et autres objets abandonnés ont été placés en lieu sûr jusqu'à ce que l'enquête commence", ajoute le ministère, qui précise qu'un employé d'une école a été blessé.
La police a établi un périmètre de sécurité autour de l'établissement.
D'après Ahmed Omerovic, le ministre de l'Education du canton de Tuzla, l'auteur présumé de la fusillade est un ancien élève ayant récemment changé d'établissement scolaire.
"L'enfant a été transféré dans une autre école au début du second semestre pour des raisons disciplinaires", a-t-il dit, annonçant également la fin des cours dans toutes les écoles du canton de Tuzla.
La victime est un professeur d'anglais qui exerçait également les fonctions de directeur adjoint de cette école élémentaire, a déclaré son père aux journalistes locaux. En Bosnie, ces écoles accueillent des enfants de six à 15 ans.
- Effroi -
"C'est vrai, c'est mon fils", a dit Ismet Osmanovic à la télévision régionale N1, précisant qu'il avait été hospitalisé et subissait une intervention chirurgicale. "Les médecins m'ont dit qu'il était dans un état stable."
D'après l'hôpital situé dans la ville voisine de Tuzla, la victime a été "blessée par balles au cou". "Le patient a été intubé et il subit des opérations", a dit la clinique centrale de l'Université de Tuzla dans un communiqué cité par la presse locale.
Début mai, la tuerie survenue dans une école de Belgrade, suivie moins de 48 heures après d'une seconde fusillade dans laquelle huit personnes avaient été tuées par un suspect de 21 ans, avait semé l'effroi en Serbie et dans tous les Balkans.
Des veillées à la mémoire des victimes avaient été organisées dans plusieurs villes de l'ancienne Yougoslavie, y compris en Bosnie.
Durant la guerre intercommunautaire qui avait fait environ 100.000 morts dans les années 1990, un quantité inconnue d'armes avaient été importées clandestinement dans le pays.
Après la fin du conflit en 1995, les autorités avaient régulièrement appelé les Bosniens à rendre leurs armes, décrétant une amnistie pour tous ceux qui le feraient volontairement. La police a également mené des opérations de récupération d'armes aux domiciles de gens soupçonnés d'en posséder.
Malgré tout, un grand nombre d'armes circulent dans le pays. Plus de 31 habitants sur 100 possèdent une arme à feu, selon le projet de recherche Small Arms Survey (SAS). En Serbie, ce taux est de 39%, soit le plus élevé d'Europe.