Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Une semaine après les inondations dévastatrices dans la ville libyenne de Derna qui ont fait des milliers de morts, les services de secours locaux épaulés par des équipes étrangères s'activent à rechercher dimanche les corps de milliers d'autres personnes toujours portées disparues.
Taille du texte:
Dans cette ville de 100.000 habitants bordant la Méditerranée dans l'est du pays, le désastre a laissé un paysage de désolation: ponts coupés en deux, voitures renversées, camions fracassés, poteaux électriques, arbres déracinés et effets personnels maculés de boue, selon une journaliste de l'AFP sur place.
Le Libyen Mohammed Al-Zawi, 25 ans, vit dans une maison près de la plage de Derna. La nuit du drame, il raconte à l'AFP avoir vu "des flots d'eau emportant des voitures avec des gens à l'intérieur, des personnes et des biens. Tout a été déversé dans la mer".
Au milieu des efforts des équipes de secours, dans des conditions chaotiques, les estimations sur les pertes humaines varient fortement selon les sources. Le dernier bilan officiel fourni samedi par le ministre de la Santé du gouvernement basée dans l'est du pays, Othman Abdeljalil, est de 3.252 morts mais l'ONU a averti qu'il pourrait atteindre plus de 11.000 morts.
Les équipes de secours libyennes et étrangères annoncent retrouver des corps chaque jour, mais les recherches sont rendues difficiles par les tonnes de boue qui ont recouvert une partie de la ville.
Des sauveteurs maltais, qui épaulent les Libyens dans les recherches en mer, ont dit avoir découvert des centaines de cadavres dans une baie et réussi à récupérer des dizaines, selon le Times of Malta.
- "L'ampleur du désastre" -
De sous les décombres de quartiers dévastés par les flots ou en pleine mer, des dizaines de corps sont sortis et enterrés chaque jour au milieu d'un paysage apocalyptique.
D'après des habitants, la plupart des victimes ont été ensevelies sous la boue ou emportées vers la Méditerranée.
Mohamad Abdelhafidh, un Libanais résidant depuis des dizaines d'années à Derna, a "vu la mort".
Il dormait quand il senti une "secousse". "J'ai cru à un tremblement de terre." L'eau est montée jusqu'au niveau de son appartement, au 3e étage.
"J'ai vu de mes propres yeux l'ampleur du désastre. Cette crise dépasse la capacité de la Libye à la gérer. Elle va au-delà de la politique et des frontières", a déclaré l'émissaire de l'ONU en Libye, Abdoulaye Bathily, après une visite à Derna samedi.
Le travail des secours est entravé par le chaos politique qui règne dans le pays depuis la mort lors d'une révolte populaire du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011: deux gouvernements, l'un à Tripoli (ouest), reconnu par l'ONU, et l'autre dans l'Est, se disputent le pouvoir.
La mobilisation internationale reste néanmoins forte. Les avions transportant des équipes de secours et d'assistance d'organisations internationales et de plusieurs pays continuent d'arriver à l'aéroport de Benghazi, la grande ville de l'Est.
- "Bénis" -
Les autorités ont, elles, entamé le processus compliqué d'identification et de recensement des corps, dont plusieurs centaines avaient été enterrés à la hâte les premiers jours.
Et face au nombre important de disparus, le bilan des morts varie considérablement et reste difficile à confirmer.
L'OCHA, citant le Croissant-Rouge libyen, a averti samedi que le bilan dans la seule ville de Derna pourrait s'élever à 11.300 personnes, avec 10.100 autres disparues.
Mais le Croissant-rouge libyen a réfuté les déclarations qui lui ont été attribuées.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a précédemment affirmé que les corps de 3.958 personnes avaient été retrouvés et identifiés, et que "plus de 9.000" étaient toujours portées disparues.
A une centaine de km à l'ouest de Derna, à Al-Bayda, les habitants découvrent leurs maisons quasi détruites, pataugeant dans la couche de boue couvrant les sols de ce qui était autrefois leurs cuisines ou salons.
Ayman Jabril Saleh, un habitant qui s'est cloîtré avec sa famille dans une pièce de la maison jusqu'à la fin de la tempête, s'est dit soulagé qu'aucun membre de sa famille n'ait été touché.
"Quand nous avons vu la situation à Derna, nous nous sommes sentis bénis."