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Le bilan humain de l'ouragan qui a dévasté mercredi Acapulco, la célèbre station balnéaire du sud-ouest du Mexique, a été revu samedi à la hausse, de 27 à 39 morts, a annoncé le gouvernement qui tente d'organiser l'aide humanitaire face à des dégâts énormes.
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Dix personnes, contre quatre dans le précédent bilan, sont par ailleurs portées disparues, a indiqué dans une vidéo la secrétaire (ministre) de la Sécurité, Rosa Icela Rodríguez.
Les 39 victimes - 29 hommes et 10 femmes - n'ont pas encore été identifiées, selon cette source.
"Nous devons commencer la reconstruction d'Acapulco dès que possible", a déclaré le président Andres Manuel Lopez Obrador. Au total 80% des hôtels ont été touchés dans cette station balnéaire qui vit essentiellement du tourisme, l'une des plus célèbres d'Amérique latine avec Cancun et Punta del Este en Uruguay.
Au temps de sa splendeur internationale, Acapulco a été un lieu de villégiature de stars d'Hollywood, comme John Wayne ou Johnny Weissmuller.
Quelque 17.000 forces de sécurité ont été déployées pour protéger la ville après les pillages des supermarchés ces trois derniers jours, ont indiqué les autorités.
Des points de contrôle ont été mis en place pour contrôler les véhicules. Les militaires et les agents de la Garde nationale permettent seulement le transport des produits de première nécessité, et saisissent le reste (alcool, appareils électro-ménagers...).
L'armée et la marine "ont mis en place un pont aérien" pour "accélérer la distribution d'aide humanitaire", a indiqué samedi le gouvernement dans un communiqué.
Des milliers de litres d'eau potable et des aides alimentaires ont été distribuées aux habitants d'Acapulco, qui sont quelque 790.000 au total.
L'armée et la marine utilisent également le pont aérien "depuis Acapulco vers Mexico pour les patients qui ont besoin d'une assistance médicale spécialisée".
- Nouvelle "dépression tropicale" en vue -
Une nouvelle "dépression tropicale" est en train de se former dans le Pacifique au large du Chiapas (sud) et du Guatemala, a indiqué la Commission nationale de l'eau (Conagua).
Les conditions atmosphériques sont propices au "développement d'une dépression tropicale" vers le début de la semaine prochaine, a précisé le Centre national des ouragans (NHC) de Miami, chargé des prévisions et des alertes pour la zone.
L'ouragan Otis, qui a dévasté Acapulco avec des vents d'une vitesse de 270 km/h et des pluies violentes, s'est formée très rapidement en quelques heures, à la grande surprise des observateurs.
"Malheureusement, Otis a pu profiter de conditions très favorables, comme la chaleur des eaux profondes dans l'océan Pacifique au large de la côte ouest du Mexique, et un environnement atmosphérique favorable", a expliqué à l'AFP le directeur du NHC, Michael Brennan.
Par sa vitesse d'intensification-record, Otis a laissé très peu de temps aux habitants d'Acapulco pour protéger les commerces et les hôtels, et stocker des vivres.
En plus des hôtels, environ 200.000 maisons ont été touchées ou détruites d'après le gouvernement, et de nombreux commerces ou restaurants sont en ruines.
Le coût des dégâts pourrait se chiffrer à environ 15 milliards de dollars, selon une première évaluation d'un expert en analyse des risques de la société Enki Research, cité par plusieurs médias dont l'agence financière Bloomberg.
Les compagnies d'assurances attendent les chiffres d'une Commission spécialisée.
En 1997, l'ouragan Paulina, de categorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, avait également touché la région d'Acapulco dans l'état du Guerrero, avec un bilan de plus de 200 morts.