La Floride a effectué la 30e exécution de l'année aux Etats-Unis / Photo: Jean-Michel CORNU, Luca MATTEUCCI - AFP
Un homme de 59 ans a été exécuté par injection létale jeudi en Floride pour le meurtre en 1992 de trois personnes.
Curtis Windom a été condamné à mort pour avoir tué sa petite amie Valerie Davis, la mère de cette dernière, Mary Lubin, et Johnnie Lee, un homme qui, selon lui, lui devait de l'argent.
L'exécution a eu lieu à 18H17 heure locale (22H17 GMT), ont indiqué les services pénitentiaires de Floride dans un communiqué.
Des membres de la famille et amis des victimes avaient fait part de leur opposition à cette exécution, demandant au gouverneur républicain de Floride d'utiliser son droit de grâce, en vain.
"Nous avons le coeur brisé que l'Etat de Floride n'ait pas entendu nos supplications", ont déclaré ces proches de Valerie Davis, Mary Lubin, et Johnnie Lee, dans un communiqué relayé par l'association FADP, contre la peine de mort en Floride.
Ils dénoncent en outre le fait que les autorités de Floride aient voulu faire de la mise à mort de Curtis Windom "un numéro de cirque" en les invitant à y assister.
Il s'agit de la 30e exécution menée aux Etats-Unis en 2025, un record depuis 2014, année durant laquelle 35 détenus avaient été mis à mort.
La Floride est l'Etat américain ayant exécuté le plus grand nombre de condamnés en 2025, avec 11.
La très grande majorité des exécutions de cette année ont été menées par injection létale. Trois l'ont été par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois au monde par l'Alabama en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de "torture". Deux autres ont été réalisées par peloton d'exécution, pour la première fois aux Etats-Unis depuis 2010.
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 Etats américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.
Le président Donald Trump est un partisan de la peine capitale. A sa prise de fonctions en janvier, il a appelé à une expansion de son utilisation "pour les crimes les plus vils".
Le républicain a également déclaré plus tôt cette semaine vouloir requérir la peine de mort pour tout meurtre à Washington, où celle-ci est abolie depuis 1981, dans le cadre de sa campagne de reprise en main du maintien de l'ordre dans la capitale.
H.Vermeulen--LCdB