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Le Premier ministre britannique Keir Starmer a été hué jeudi dans le quartier de Golders Green à Londres où a eu lieu la veille une nouvelle attaque contre la communauté juive, qui accuse les autorités de ne pas en faire assez pour la protéger.
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Le dirigeant travailliste a appelé le pays à "s'unir pour lutter contre l'antisémitisme", après que deux hommes juifs ont été blessés mercredi dans une agression à l'arme blanche qualifiée de "terroriste" par la police.
Cette attaque intervient après une série d'incendies et tentatives d'incendie qui, depuis fin mars, ont ciblé notamment des synagogues dans plusieurs quartiers du nord-ouest de la capitale, où vit une importante communauté juive.
Jeudi, le chef du gouvernement travailliste s'est rendu dans les locaux d'un service d'ambulances de la communauté juive à Golders Green, où il a été hué par plusieurs dizaines de personnes rassemblées devant le bâtiment.
"Starmer est un lâche", "Keir Starmer, Jew Harmer" ("Keir Starmer fait du mal aux Juifs"), ont notamment crié certains manifestants.
Dans la foulée, M. Starmer a appelé la population à "ouvrir les yeux sur la douleur, la souffrance et la peur ressenties par les Juifs".
Il a mis en cause des slogans scandés lors de marches pro-palestiniennes, qui se tiennent régulièrement dans les grandes villes du pays depuis la guerre à Gaza, déclenchée après l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas.
- "Les mots ne suffisent plus" -
"Si vous vous tenez aux côtés de gens qui appellent à +mondialiser l'intifada+, vous appelez à des actes de terrorisme contre les Juifs", a-t-il déclaré, ajoutant que ces personnes devaient être poursuivies.
Dans son allocution, Keir Starmer a également promis d'agir "pour faire face à la menace malveillante que représentent des États comme l'Iran". "Nous savons pertinemment qu'ils veulent nuire aux Juifs britanniques", a dit le dirigeant travailliste, qui a récemment promis de présenter un projet de loi destiné à interdire le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), l'armée idéologique de l'Iran.
Le gouvernement a annoncé qu'il allait mobiliser 25 millions de livres (28,8 millions d'euros) supplémentaires pour accroître les patrouilles de police et la sécurité de la communauté juive.
Mais à Golders Green, des habitants ont laissé éclater leur colère auprès de l'AFP. Parmi eux, Max Radford, 53 ans, pour qui "les mots ne suffisent plus".
"Nous ne pensons pas que suffisamment d'efforts aient été déployés pour vraiment éradiquer la haine qui a pu se développer dans ce pays", a aussi déploré le rabbin de la synagogue de Golders Green, Ben Kurzer, sur la BBC.
A une semaine d'élections locales cruciales pour l'impopulaire Keir Starmer, le chef du parti anti-immigration Reform UK Nigel Farage a accusé, depuis Golders Green, les autorités d'être trop "laxistes" face à l'antisémitisme.
La cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch avait fait le déplacement dès mercredi.
- Un suspect arrêté -
Les deux hommes blessés dans l'attaque, Shloime Rand, et Moshe Shine, sont respectivement âgés de 34 et 76 ans. Ils se trouvaient mercredi soir dans un "état stable", selon la police.
Interviewé par la BBC, Shloime Rand a jugé que sa survie était "un grand miracle".
Le suspect, un Britannique de 45 ans né en Somalie, a été arrêté sur place pour tentative de meurtre. Selon les médias britanniques, il se nomme Essa Suleiman. La police n'a pas voulu confirmer son identité.
Elle avait précédemment indiqué qu'il avait des "antécédents de violence grave et des problèmes psychologiques", et qu'il avait été "signalé en 2020" au programme gouvernemental de prévention de l'extrémisme, mais que son dossier avait été classé la même année.
Un groupe méconnu, "Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya" (Hayi), et qui serait pro-Iran, a revendiqué les incendies et tentatives d'incendie à Londres ces dernières semaines, ainsi que d'autres ailleurs en Europe.
Mercredi, ce groupe a salué l'attaque au couteau de Golders Green et l'a attribuée à ses "loups solitaires".
Les experts s'interrogent sur l'existence de ce groupe, qui s'apparente à une coquille vide reprenant "des stratégies utilisées par le passé par des milices pro-Iran en Irak", selon un rapport publié jeudi par le groupe de réflexion Institute for Strategic Dialogue.