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Les antécédents de l'homme soupçonné de l'enlèvement de la collégienne de 11 ans, Lyhanna, dont on est sans nouvelles depuis vendredi, ont focalisé l'attention mercredi, le ministre de l'Intérieur ayant annoncé une enquête administrative sur le traitement d'une plainte pour viols de 2025 visant le suspect.
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Interpellé à l'Assemblée nationale par le député du Gers David Taupiac, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a répondu avoir décidé avec le ministre de la Justice "de diligenter une enquête administrative, qui sera confiée à l'Inspection générale de la justice, à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale pour identifier évidemment d'éventuels dysfonctionnements".
Comme l'agression dénoncée avait eu lieu à Montestruc-sur-Gers, village où réside la famille de Lyhanna dans le Gers, le parquet de Toulouse a transféré le dossier au parquet d'Auch, qui n'a pu transmettre la plainte à la gendarmerie de Fleurance qu'en janvier, indique la procureure d'Auch Clémence Meyer, précisant que "l'enquête est toujours en cours".
- "Comportement inapproprié" -
La mère de la fille qui a déposé cette plainte a indiqué sur BFM avoir sollicité les enquêteurs à plusieurs reprises pour connaître l'évolution de la procédure, sans obtenir de réponse.
Les parents de Lyhanna ont "pris connaissance de la procédure pénale ouverte depuis le 22 août révélée par les médias. Ils demeurent dans la plus grande inquiétude, appellent à respecter leur intimité et ont foi en la justice", selon un communiqué de leur avocat François Roujou de Boubée.
Par ailleurs, il y a cinq ans, le suspect a également été licencié de son emploi au lycée de Lectoure "après une procédure disciplinaire suite au signalement d'un comportement inapproprié envers une lycéenne", a indiqué la région Occitanie.
La procureur d'Auch a programmé une conférence de presse en fin d'après-midi.
En charge de la gestion des lycées, la collectivité a précisé que le mis en examen avait fait des remplacements en tant qu'"agent polyvalent d'entretien/petite maintenance" dans plusieurs établissements gersois entre septembre 2018 et février 2021.
Devant le juge d'instruction nommé dans le dossier Lyhanna, le suspect, dont le casier judiciaire ne fait apparaître aucune condamnation, "n'a pas souhaité s'exprimer", "ni répondre à d'éventuelles questions", a affirmé le procureur de la République d'Agen, Olivier Naboulet.
Lyhanna a été vue pour la dernière fois à Fleurance, vendredi vers 15h00, en train de monter dans la voiture du suspect, un homme qu'elle connaissait bien car il est le père d'une de ses amies.
- "Aucune déclaration" -
Sollicitées mercredi par l'AFP, les avocates du suspect, Sandra Vazquez et Eléonore Paré, n'ont pas souhaité répondre, renvoyant à leur communiqué diffusé mardi affirmant qu'elles ne feraient "aucune déclaration à la presse" et invitant "l'ensemble des médias et intervenants" au "plein et strict respect" de la présomption d'innocence.
Mercredi, au sixième jour de la disparition de la collégienne, les recherches ont repris à Fleurance et dans les communes voisines, une zone rurale, boisée et vallonnée, à environ 80 km à l'ouest de Toulouse.
"Le volume du dispositif du jour est reconduit, compris entre 170 et 180 personnels, dont les gendarmes mobiles toujours en renfort", a indiqué un porte-parole du commandement opérationnel de la gendarmerie sur place, le lieutenant-colonel Romand.
"Une cinquantaine de volontaires", issus des rangs des chasseurs, ont "été répartis en plusieurs groupes, encadrés par les gendarmes", ce qui porte à "environ 230 personnes" le total déployé sur le terrain.
La voiture du suspect a été saisie et transférée à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, pour analyse.