Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Le pape Léon XIV a promis lundi au troisième jour de sa visite en Espagne des "efforts supplémentaires" et "une réponse plus efficace" aux violences sexuelles dans l'Eglise après avoir rencontré des victimes à Madrid.
Taille du texte:
Après avoir écouté pendant près d'une heure ces six victimes de violences sexuelles commises par le clergé, Léon XIV les a assuré de "son engagement pour que les propositions" émises par les participants à cette rencontre "deviennent le fondement d'efforts supplémentaires, et que l'Eglise puisse réellement être un lieu sûr et spirituellement sain, où les blessures trouvent réconfort et guérison", selon le Vatican.
Dans l'avion qui l'emmenait vers l'Espagne, pays où le clergé a souvent été critiqué pour son manque de transparence sur le sujet, Léon XIV avait déjà évoqué déjà "une plaie toujours ouverte".
Lundi, s'adressant aux évêques espagnols, il a demandé "vérité, justice et réparation" et davantage de "prévention" face à ce "fléau": "L'une des situations les plus douloureuses concerne ceux qui ont été blessés précisément par ceux qui devaient prendre soin d'eux, y compris par des membres du clergé", a-t-il déclaré.
La rencontre de lundi après-midi a été entachée de polémique, certaines des principales associations de victimes ayant déploré ne pas avoir été invitées.
- "Perception erronée" -
"Nous nous réjouissons pour les victimes qui ont pu être avec le pape, mais nous pensons que cela ne reflète pas la réalité et que malheureusement, en Espagne, l'Eglise continue de réduire ses victimes au silence", a déclaré à des journalistes Juan Cuatrecasas, lui-même père d'une victime.
D'après M. Cuatrecasas, porte-parole de l’association Infancia Robada (Enfance volée), une des principales associations qui a critiqué par le passé l'Eglise pour son opacité sur la question des violences sexuelles, seules des victimes accompagnées par des programmes montées par l'Eglise elle-même ont été reçues par le pape.
"L’exclusion de groupes représentatifs peut susciter une perception erronée (...), en laissant croire qu'il existe un consensus ou une satisfaction générale qui ne correspondent pas à la réalité", a-t-il regretté.
Le gouvernement du Premier ministre socialiste,Pedro Sánchez, et l'Eglise catholique en Espagne ont signé en mars un accord pour indemniser les victimes, après des années de réticence et d'opacité de la part de la hiérarchie ecclésiastique.
Avant son intervention devant les évêques, le souverain pontife avait prononcé un discours inédit pour un pape au Parlement espagnol.
Devant les élus espagnols, ce fervent défenseur des migrants, attendu jeudi et vendredi sur l'archipel des Canaries, une de leurs principales portes d'entrée en Europe, a demandé "une réponse coordonnée, solidaire et efficace" face au "drame tragique" de la migration.
Faisant figure d'exception en Europe, M. Sánchez a récemment lancé un vaste plan de régularisation de sans-papiers, qui lui vaut les virulentes critiques du Parti populaire (droite) et de Vox, le parti d'extrême droite devenu la troisième force politique en Espagne.
- Appel au "dialogue patient" -
Le pape a également réclamé que "toute vie humaine" soit "reconnue et protégée depuis sa conception jusqu'à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence", un appel loin d'être anodin en Espagne, où le gouvernement a légalisé l'euthanasie sous conditions en 2021, et proposé en octobre 2025 d'inclure dans la Constitution, comme en France, le droit à l'avortement.
Très critiqué par le président américain, Donald Trump, pour ses positions contre la guerre, Léon XIV, lui-même né aux Etats-Unis, a également appelé devant les députés et les sénateurs espagnols au "dialogue patient", déplorant la tendance actuelle au "réarmement", y compris en Europe.
"Les armes peuvent imposer un silence temporaire, mais elles ne pourront jamais construire une paix authentique et durable", a-t-il mis en garde.
Le pape achèvera sa journée lundi soir lors d'un grand rassemblement au stade Santiago Bernabéu, la mythique enceinte du Real Madrid, devant quelque 80.000 personnes.
Des heures avant son arrivée, de nombreux drapeaux du Vatican et de l'Espagne, mais aussi de pays latino‑américains (Pérou, Venezuela, Colombie) étaient agités dans la foule, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous sommes des lions, nous sommes des lions", criait le public, en référence au nom de Léon XIV ("león" signifiant "lion" en espagnol).
Mardi, le pape se rendra à Barcelone, avant d'achever sa visite en Espagne aux îles Canaries, jeudi et vendredi.