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Donald Trump a affirmé mercredi que les Etats-Unis "allaient attaquer" l'Iran, l'accusant de se "moquer" de son pays, le secrétaire général de l'ONU mettant en garde contre le retour d'une "guerre totale" au Moyen-Orient.
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"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale. "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se moquent de nous", a-t-il ajouté.
A la veille du coup d'envoi d'une Coupe du monde de football où la sélection iranienne jouera sur le sol américain, il avait plus tôt dans la journée accusé l'Iran d'avoir "mis trop de temps" à négocier un accord, ce dont il devra "payer le prix".
Mardi, il avait pourtant annoncé un "très très bon accord" à venir sous "deux à trois jours", mais entretemps de nouveaux échanges de tirs ont eu lieu tôt mercredi.
L'Iran venait de revendiquer des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.
Au Koweït, l'armée a affirmé faire face à "des cibles aériennes hostiles" sans préciser leur provenance. Les autorités à Bahreïn ont dit avoir intercepté plusieurs attaques, tandis que l'armée jordanienne a assuré avoir détruit cinq missiles qui ciblaient la localité d'Azraq, où se situe une base américaine.
Les États-Unis ont aussi annoncé avoir mis hors service un pétrolier qui tentait de violer leur blocus des ports iraniens.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déploré "l'escalade des attaques et de la rhétorique ces dernières 48 heures" et mis en garde contre un glissement vers une "guerre totale" dans le Golfe.
Des négociateurs du Qatar, pays figurant parmi les médiateurs entre Washington et Téhéran, se sont toutefois rendus mercredi dans la capitale iranienne, a indiqué à l'AFP un diplomate au fait des discussions.
- Pétrolier attaqué -
Les frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.
Et à New Delhi, le gouvernement a annoncé mercredi que trois marins indiens étaient portées disparus et que 21 autres avaient été secourus après l'attaque d'un navire commercial, le Settebello, au large d'Oman.
La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard avait indiqué plus tôt que le Settebello, un pétrolier battant pavillon des Palaos, avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile".
Sur le dossier nucléaire, un des principaux points de discorde entre Téhéran et Washington, le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a approuvé à Vienne une résolution sommant l'Iran de fournir "la totalité de ses informations" sur "l'inventaire de ses matières nucléaires".
L'adoption du texte est "contre‑productive dans le contexte actuel" et "complique davantage encore une situation déjà volatile", a réagi auprès de l'AFP le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations-Unies à Vienne.
Les pays occidentaux et Israël soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que l'Iran réfute. Le sort de plus de 400 kg d'uranium hautement enrichi, vus pour la dernière fois le 10 juin 2025 par les inspecteurs de l'AIEA, reste à ce jour incertain.
- Mission de l'ONU au Liban -
L'Iran et Israël avaient pour leur part mené des attaques réciproques dimanche et lundi, pour la première fois depuis l'entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu entre Téhéran et Washington.
Téhéran, qui avait frappé en premier en réponse à des bombardements israéliens sur Beyrouth, exige que le Liban, où s'affrontent depuis le 2 mars son allié du Hezbollah et Israël, soit inclus dans tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran.
Plus de 3.600 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre. Mercredi, l'ONU a annoncé l'envoi d'une mission dans le pays pour enquêter sur les violations des droits humains.
Sur place, au moins 12 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes sur deux localités de la région de Tyr selon une source médicale.
L'armée israélienne a par ailleurs annoncé mercredi avoir amené en Israël deux hommes appréhendés dans le sud du Liban, pour les interroger.