Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Pour la troisième fois en six semaines, la France est confrontée à une flambée du mercure, avec les trois quarts du pays en vigilance canicule mardi, quelques jours seulement après une vague de chaleur historique.
Taille du texte:
Ces températures s'accompagnent d'un "danger de feux persistant" selon Météo-France, alors que des centaines de pompiers luttent toujours contre l'incendie, "stabilisé" mais "pas complétement fixé" selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui a entraîné l'évacuation de 10.000 personnes dans les Pyrénées-Orientales.
Au plus chaud de la journée, 40,8°C ont été relevés à Moules-et-Baucels (Hérault) et 40,7°C à Pissos (Landes), 38,8°C à Bordeaux et 38°C à Nantes.
La chaleur va "gagner du terrain vers le nord et l'est" mardi, selon Météo-France qui a étendu la vigilance orange à 61 départements, du Finistère à la Savoie en passant par Paris – dix autres sont en jaune.
La dernière vague de chaleur a fait suffoquer des millions de personnes à la fin du mois de juin, le plus chaud jamais enregistré dans le pays après une canicule déjà inédite en mai.
La France en a connu une cinquantaine depuis 1947, dont la moitié depuis 2010, signe d'une fréquence accrue de ces phénomènes.
À Mont-de-Marsan, la chaleur fait "souffrir en silence" Monique, 82 ans. "Mon jardin dépérit, mes arbres crament", confie-t-elle à l'AFP. "On est en Andalousie, pas dans les Landes", sourit-elle. "Mais il va falloir qu'on s'habitue, ça va être de pire en pire, on le voit ces dernières années."
"C'est horrible", lance un SDF de 33 ans sur un trottoir de Bordeaux. Habitué des parkings souterrains pour se protéger de la chaleur, il espère pouvoir se payer une auberge de jeunesse, "où il y a la clim".
- Motion de censure -
Les machines sont aussi mises à mal : dans une supérette bordelaise, la porte automatique, qui a "disjoncté" après "un coup de chaud", est grande ouverte et les linéaires réfrigérés en panne depuis une semaine, explique la gérante qui a également perdu le compresseur d'un groupe frigorifique. "On attend qu'ils le remplacent mais les réparateurs sont surchargés."
Ce nouvel épisode de chaleur risque d'être "intense et durable", même si les modèles divergent davantage cette fois-ci, souligne le prévisionniste Thibault Corouge.
Ces épisodes répétés ont conduit les députés écologistes à déposer une motion de censure contre le gouvernement Lecornu, auquel ils reprochent d'avoir "aggravé" les "vulnérabilités du pays" face au changement climatique. Elle a été largement repoussée lundi à l'Assemblée.
Des critiques virulentes avaient émergé dans l'opposition, le mois dernier, contre la lenteur des investissements nécessaires à l'adaptation des écoles ou hôpitaux. Le gouvernement a défendu son bilan, avec la création du Fonds vert en 2023 pour financer les projets des collectivités territoriales, mais dont les dotations ont été lentement réduites.
Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues.
- Sécheresse -
Certains secteurs comme la santé sont particulièrement vulnérables aux fortes températures. Pour Nicolas Revel, directeur général des hôpitaux publics parisiens (AP-HP), la situation justifie "de rester en alerte", tandis que le nombre de lits ouverts sera réduit pendant les vacances.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a maintenu le niveau 3 du plan Orsan, le plus élevé pour la mobilisation sanitaire, qui avait été activé le 25 juin.
Durant la semaine torride du 22 juin, le nombre de décès a augmenté de 30%, touchant en majorité des personnes âgées vivant à domicile, selon l'agence Santé publique France.
La sécheresse qui frappe certains départements affecte les activités agricoles. "Le cumul d'inondations au printemps, de canicules particulièrement précoces (…) rend les choses inédites", a déclaré lundi le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau. "L'Occitanie a des rendements catastrophiques. Les Deux-Sèvres et les Charentes ont des résultats extrêmement médiocres", a poursuivi le patron du syndicat d'exploitants, évoquant une hécatombe dans des élevages de volailles.
Les cultures sont également exposées aux incendies, dont le risque est jugé "très élevé" mardi dans trois départements (Deux-Sèvres, Vaucluse et l'Essonne).