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Elle apporte un peu de répit: de la pluie a commencé à s'abattre lundi en Belgique, mobilisée face à l'un des pires incendies de son histoire, qui a déjà ravagé 3.000 hectares d'une réserve boisée.
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Près de 500 personnes sont sur le pont pour tenter de contenir le feu qui sévit depuis vendredi dans les Fagnes, une grande forêt proche de l'Allemagne.
Ce brasier dégage beaucoup de fumée -- un panache qui enveloppe la région et que l'on sent jusque dans le nord-est de la France.
Il se situe dans une zone boisée, particulièrement accidentée, ce qui empêche les pompiers de se rendre au plus près des flammes.
- Vent et pluie favorables -
Mais lundi matin, quelques bonnes nouvelles.
D'abord, il a plu.
Et, la progression de l'incendie "est restée limitée" grâce à "des vents plus favorables et aux précipitations enregistrées en fin de nuit", ont indiqué les autorités dans un communiqué matinal.
Des précipitations sont attendues toute la semaine, selon les dernières prévisions météorologiques.
Ensuite, le feu n'avance plus vers l'Allemagne.
Une ville allemande frontalière de 12.000 habitants, Monschau, avait ordonné dimanche soir l'évacuation d'un quartier à cause des risques posés par la fumée. Tout comme certains quartiers de villages en Belgique samedi.
Mais il n'est pas encore fixé.
La Belgique compte pour cela sur le ballet de bombardiers et d'hélicoptères qui larguent de l'eau sur les zones escarpées auxquelles les pompiers ne peuvent pas accéder avec leurs camions.
- Hélicoptères, agriculteurs, bénévoles -
En plus de ses deux hélicoptères, la Belgique s'appuie sur des appareils venus des Pays-Bas et de Suède grâce au mécanisme européen de protection civile.
Quatre hélicoptères allemands et norvégiens viendront grossir lundi les rangs de cette flotte.
De nombreux agriculteurs de la région prêtent aussi main forte.
On les voit, en file indienne, remplir leurs citernes dans un lac voisin et soulager ainsi un peu le travail des pompiers.
"On a offert des boissons et quelques repas", raconte par ailleurs Annick Dodémont, cheffe d'un des nombreux établissements qui se sont mobilisés dans la région, à l'AFP.
"On ne sait pas aller là-dessus, donc on les aide comme on peut", confie cette femme de 41 ans à propos de l'incendie.
La Belgique, comme une grande partie de l'Europe a souffert l'été durant d'épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse. Le mercure est monté jusqu'à 37°C dans certaines parties du pays en fin de semaine dernière.
Autant de conditions propices au départ de ce grand incendie.
"C'est choquant quand même", souligne Annick Dodémont, depuis son restaurant à Eupen.
"On dit toujours que c'est chez les autres, et bien non - ça nous arrive."