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La police est mobilisée dans toute la Suisse dimanche pour tenter d'identifier et retrouver le ou les auteurs des tirs qui ont tué une jeune Italienne et fait cinq blessés dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une rave party à Aarau, près de Zurich.
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Selon la presse locale, les coups de feu ont été tirés avant 03h00 (01h00 GMT) en marge de la "Aarauer Rave", fête techno annuelle rassemblant 3.500 personnes à l'hippodrome d'Aarau.
"Une femme de 22 ans a succombé à ses blessures sur place. Quatre hommes et une femme, âgés de 24 à 27 ans, ont été hospitalisés. Ils souffrent de blessures allant de légères à graves", a annoncé sur X la police du canton d'Argovie.
La jeune femme tuée est de nationalité italienne, a annoncé le ministère italien des Affaires étrangères dans un communiqué, et la Première ministre Giorgia Melon a ensuite indiqué sur X que deux des blessés étaient des ressortissants italiens.
Plus de 16 heures après le drame, les enquêteurs n'avaient toujours pas identifié le ou les auteurs des tirs.
"Nous ignorons encore qui est responsable de cet acte ni quel en est le mobile", a reconnu lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi Dieter Egli, ministre des Affaires économiques et de l'intérieur du canton.
Michael Leupold, commandant de la police cantonale d'Argovie, a indiqué de son côté que la police avait "retrouvé des traces de deux calibres différents, d'un pistolet ou pistolet-mitrailleur et d'un fusil d'assaut".
"Nous ne savons pas s’il s’agit d’une seule personne ou de plusieurs, ni s’ils ont pris la fuite à bord d’un véhicule ou à pied", avait auparavant indiqué à des journalistes Bernhard Graser, porte-parole de la police.
"Certains éléments indiquent qu’ils ne seraient plus dans le secteur mais nous avons néanmoins déployé un important dispositif policier dans la région", avait-il ajouté.
La "traque" du ou des auteurs est menée dans tout le pays et en collaboration avec les pays frontaliers, selon la police cantonale. L'Allemagne et la France ne sont qu'à quelques dizaines de kilomètres de cette ville.
- "Feux d'artifice" -
Selon la police, les coups de feu ont été tirés sur le parking situé devant l'hippodrome.
Un témoin anonyme interrogé par TeleM1, chaîne régionale argovienne, a raconté avoir entendu des détonations alors que la rave se terminait. "La plupart des gens ont cru que c'était des pétards ou des feux d’artifice car ça y ressemblait".
"La femme est morte sous nos yeux. Nous avons essayé de la réanimer pendant au moins 30 minutes, mais elle se vidait de son sang", a-t-il encore rapporté.
La police cantonale d'Argovie a demandé à toute personne disposant d’enregistrements vidéo ou de photos de les envoyer sur son compte Instagram.
Dans un message posté dimanche sur X, le Conseil d'Etat argovien s'est dit "profondément bouleversé par la fusillade".
Dans ce pays où les fusillades sont très rares, l'attachement pour les armes est ancré, avec notamment les conscrits de l'armée qui gardent leur fusil chez eux.
Les armes sont donc très répandues dans le pays, même si en l'absence de registre fédéral il est difficile de connaître leur nombre exact.
Selon le centre de recherches genevois Small Arms Survey, en 2017 plus de 2,3 millions d'armes étaient aux mains de civils en Suisse, soit près de trois pour dix habitants, ce qui classait alors le pays au 16e rang mondial pour le nombre d'armes par habitant.
La dernière fusillade d'ampleur en Suisse était survenue en 2001, lorsque 14 membres du Parlement et du gouvernement local du canton de Zoug (centre), près de Lucerne, ont été tués et une dizaine de personnes blessées en pleine séance de l'assemblée locale par un déséquilibré, qui s'est ensuite donné la mort.