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De nombreuses questions émergent mardi au lendemain de la libération sous caution de cinq hommes initialement arrêtés pour "préparation d'acte terroriste" près d'une base militaire en Angleterre utilisée par l'armée américaine, les enquêteurs n'ayant selon plusieurs médias pas retrouvé d'explosifs dans leurs véhicules.
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La zone est toujours entourée d'un important dispositif policier. Les habitants du village voisin qui avaient été évacués par précaution dimanche ont été autorisés à regagner leur domicile lundi soir.
Une journaliste de l'AFP a vu plusieurs d'entre eux passer le cordon de police mardi matin.
Mais pour toute autre personne, y compris les journalistes, il est toujours interdit d'entrer dans le village de Whelford, tout près de la base.
La zone est bouclée depuis l'arrestation tôt dimanche matin de cinq hommes, des Britanniques âgés de 23 à 25 ans, soupçonnés d'"infractions à la loi sur les explosifs", en plus de "préparation d'acte terroriste".
Trois fourgonnettes avaient été découvertes à quelques centaines de mètres de la base. Mais selon plusieurs médias britanniques dont le Times, les experts n'ont trouvé aucune trace d'explosif.
L'annonce de la libération sous caution des suspects lundi par la police antiterroriste a créé la surprise au Royaume-Uni mais aussi au Etats-Unis.
"Je n'aurais pas fait ça", a commenté le président américain Donald Trump.
Dans la nuit de dimanche à lundi, il avait déclaré: "Nous savons tout d'eux". "On enquêtait sur eux. Ils voulaient faire de gros dégâts à notre base", avait-il aussi affirmé plus tôt.
Pour le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, l'affaire implique "clairement un acteur étranger". Il a toutefois refusé de livrer "des détails à ce sujet".
La base de Fairford est utilisée depuis mars par les Etats-Unis dans leur guerre contre l'Iran pour des "opérations défensives".
- "Beaucoup de bruit pour rien"? -
Téhéran a "catégoriquement" nié être impliqué dans tout projet d'attaque contre la base de la Royal Air Force, après des articles rapportant que la police britannique enquêtait sur une éventuelle responsabilité de l'Iran.
"Nous explorons de multiples pistes", a déclaré lundi le chef de la police antiterroriste Laurence Taylor.
"Nous examinons toutes les hypothèses possibles, y compris celle selon laquelle cet acte aurait pu être commis par des intermédiaires ou par des individus agissant, sciemment ou non, pour le compte d'un État étranger".
L'alerte avait été donnée par une agricultrice dans la nuit de samedi à dimanche. Elle a indiqué avoir appelé la police pour signaler "trois véhicules suspects qui semblaient se diriger vers la base".
Elle a raconté à la BBC lundi matin avoir vu "un important groupe d'hommes masqués" alors qu'elle rentrait de soirée.
Selon des images aériennes des camionnettes, celles-ci transportaient des fûts et au moins l'une d'entre elles portait un faux logo, donnant l'impression qu'elle appartenait à une entreprise de transport de carburant.
Ce qui a suscité des spéculations dans des médias quant à savoir si ces hommes étaient des voleurs de carburant.
Pour Patricia, une habitante d'un village voisin de 60 ans interrogée par l'AFP, cette affaire, c'est "beaucoup de bruit pour rien". "Si les enquêteurs n'ont rien trouvé, alors la place (des suspects) n'est pas en prison".