Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les députés espagnols ont rejeté vendredi les deux textes présentés par le gouvernement pour tenter d'endiguer la crise du logement, infligeant un camouflet au Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, et ouvrant la voie à un durcissement de la contestation.
Taille du texte:
"Quelle honte !", ont crié de rage les centaines de militants et protestataires présents à l'extérieur du Congrès des députés à Madrid à l'annonce des résultats, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ils ont appelé à "la grève générale", à la veille de nouvelles manifestations qui étaient déjà annoncées partout dans le pays pour samedi.
Après le vote, le ministre des Droits sociaux Pablo Bustinduy a fustigé les partis ayant rejeté ces textes, qui se sont "lourdement trompés". "Ils le paieront dans les urnes", a-t-il prédit.
Ces rejets coup sur coup sont un revers important pour Pedro Sánchez, au pied du mur à quelques mois d'élections législatives prévues en 2027, qui avait pourtant tout fait pour obtenir un vote favorable, malgré l'absence de majorité parlementaire pour son camp.
"Oubliez un instant les calculs politiques", avait-il exhorté lors d'une brève prise de parole surprise depuis le perchoir, juste avant le premier vote en milieu d'après-midi.
"Je vous demande d'avoir du courage" et "d'être à la hauteur", avait encore réclamé le dirigeant socialiste, honni de l'opposition de droite et d'extrême droite qui a voté contre les deux décrets-loi du gouvernement, en plus des députés du parti indépendantiste catalan Junts, autrefois alliés de Pedro Sánchez.
Ces dernières heures, Junts, dont les voix avaient permis à Pedro Sánchez de décrocher l'investiture en 2023, avait demandé à l'exécutif de les retirer et d'élaborer de nouveaux textes, sans être entendu.
- "Se battre quand même" -
Parmi les manifestants présents à Madrid, la déception et la colère prédominent, selon un journaliste de l'AFP.
"On le voyait un peu venir, mais bon, même si on s'y attend, il faut quand même se battre...", tente de positiver David Llamas, un jeune homme de 26 ans qui vit toujours chez ses parents en raison des prix "trop élevés" des loyers.
Les deux textes présentés mardi par l'exécutif prévoyaient notamment le renouvellement automatique des contrats de location à leur échéance, ainsi que des mesures pour restreindre les expulsions de locataires vulnérables.
Ils visaient également les "fonds vautours", définis comme les groupes acquérant des biens immobiliers à bas prix afin de maximiser leur rentabilité.
- Élections avant 2027 ? -
Ce nouveau revers parlementaire alimente déjà les spéculations sur d'éventuelles élections anticipées, une hypothèse que Pedro Sánchez a jusque-là toujours écartée, alors que le prochain scrutin doit avoir lieu au maximum à l'été 2027.
"Plus les élections auront lieu tôt, mieux ce sera", a lancé de son côté vendredi Santiago Abascal, le leader du parti d'extrême droite Vox, troisième formation politique du pays.
Le dirigeant du Parti populaire (droite), Alberto Núñez Feijóo, a de son côté appelé à des élections au plus vite, jugeant "inadmissible d'utiliser le problème du logement pour manœuvrer à des fins électorales".
"Nous ne pouvons pas continuer (ainsi)", a-t-il lâché.
Le logement abordable est depuis des années l'un des principaux problèmes sociaux en Espagne mais les protestations avaient pris une ampleur massive après l'expulsion de Maricarmen Abascal, 87 ans, de l'appartement où elle vivait depuis sept décennies, un événement qui a provoqué une vague d'indignation nationale.
Les militants du droit au logement ont depuis installé des campements de protestation dans le centre de Madrid et dans d'autres villes, et fait de l'octogénaire le visage de la crise du logement.
Selon la Banque d'Espagne, le pays, où vivent quelque 50 millions d'habitants, compte un déficit d'environ 700.000 logements.