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La Quotidienne de Bruxelles - La Roumanie rejoue la présidentielle, l'extrême droite favorite
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Cinq mois après l'annulation choc du premier tour de la présidentielle, la Roumanie est de retour aux urnes dimanche dans une ambiance tendue, avec à la clé une possible nouvelle victoire de l'extrême droite.
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Réseaux sociaux omniprésents, colère et désillusion d'une partie de la population, nombreux indécis: les ingrédients sont les mêmes que le 24 novembre, quand le candidat Calin Georgescu avait surgi en tête à la surprise générale, plongeant le pays d'Europe orientale dans la tourmente politique.
"Calin, nous t'aimons", "Georgescu président", criait une petite foule rassemblée devant les lieux.
Nombreux espèrent, comme Robert Teodoroiu, conducteur de 37 ans, que leur bulletin, infructueux en novembre, aboutisse cette fois. "Je retente ma chance", explique-t-il à l'AFP dans les rues de la capitale.
- "Président MAGA" -
Onze candidats au total briguent un poste essentiellement protocolaire mais influent en politique étrangère, dans ce pays membre de l'UE de 19 millions d'habitants devenu un pilier essentiel de l'Otan depuis l'invasion russe de l'Ukraine voisine.
Le taux de participation, similaire au dernier scrutin, s'élevait à quelque 42% en milieu d'après-midi. Les bureaux de vote ferment à 21H00 (18H00 GMT), les sondages de sortie des urnes étant publiés peu après.
Crédité de 30% des suffrages selon des sondages à manier avec précaution, George Simion brandit à 38 ans sa jeunesse, sa rhétorique souverainiste et sa maîtrise de la plateforme TikTok pour espérer venger son désormais allié Georgescu.
Si le chef du parti nationaliste AUR nie toute inclination pour la Russie, il partage la même aversion pour "les bureaucrates bruxellois" et s'oppose à tout soutien militaire à Kiev.
Sur les marchés ou à l'étranger pour convaincre l'importante diaspora, ce fan de Donald Trump se rêve en "président MAGA" (Make America Great Again), slogan parfois affiché sur ses casquettes.
"Nous sommes ici avec une seule mission: rétablir la démocratie (...) et rendre justice à la Roumanie", a-t-il déclaré dimanche.
Ce discours plaît à Stela Ivan, 67 ans, qui "espère de tout coeur" sa victoire.
George Simion apporterait "du changement" et ferait revenir ses fils partis vivre en Espagne, estime-t-elle, lasse des partis politiques au pouvoir depuis la fin du communisme.
L'inflation, très élevée en Roumanie, est aussi sur toutes les lèvres, Silvia Tomescu, infirmière de 52 ans, disant par exemple aspirer à "une vie meilleure et à des salaires plus élevés".
- Un scrutin sous surveillance -
Face à George Simion, trois prétendants peuvent accéder au second tour prévu le 18 mai.
Le candidat de la coalition pro-européenne au pouvoir, Crin Antonescu, offre la "stabilité". Le maire de Bucarest, Nicusor Dan, promet la lutte contre la "corruption", se voulant le porte-voix des "Roumains silencieux et honnêtes".
Plus loin derrière, l'ancien Premier ministre social-démocrate Victor Ponta mise sur un discours aux accents trumpistes teinté de références à Dieu.
"La course est devenue très serrée", commente pour l'AFP Remus Stefureac, directeur du cabinet de recherches INSCOP. "Chacun des quatre peut prétendre au poste de président".
Mais tout peut arriver selon lui: la campagne sur internet "dopée aux stéroïdes", les attaques verbales et judiciaires dans la dernière ligne droite et "le grand nombre d'indécis" peuvent "complètement bousculer" les pronostics.
Après l'annulation, décision rarissime au sein de l'UE, le scrutin est sous haute surveillance.
Des milliers de personnes ont manifesté ces derniers mois pour dénoncer "un coup d'Etat". Les Etats-Unis sont également intervenus, le vice-président JD Vance appelant à écouter la voix d'un peuple qu'on a fait taire "sur la base des faibles soupçons d'une agence de renseignement".
Les autorités, qui ont renforcé les mesures de prévention et la collaboration avec le réseau TikTok, assurent avoir "tiré les leçons" du fiasco.
Alors que l'extrême droite évoque "de multiples signes de fraude", le gouvernement a pointé des campagnes de désinformation, y voyant de "nouvelles tentatives de manipulation et d'ingérence menée par des acteurs étatiques".