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Dans un verdict susceptible de marquer un tournant pour les réseaux sociaux, un jury américain a estimé mercredi qu'Instagram et YouTube étaient responsables du caractère addictif de leurs plateformes et des troubles de santé mentale subis à l'adolescence par une jeune Californienne.
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Meta, la maison mère d'Instagram, et Google, qui possède YouTube, ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel du verdict. Celui-ci a octroyé 6 millions de dollars de dommages et intérêts à la plaignante, dans un dossier apparaissant comme une première référence pour des milliers d'autres plaignants.
"La santé mentale des adolescents est profondément complexe et ne peut être imputée à une seule application", a réagi un porte-parole de Meta. Pour son homologue de Google, "cette affaire témoigne d'une méconnaissance de YouTube, qui est une plateforme de streaming conçue de manière responsable, et non un réseau social".
Dans une seconde phase, ils ont ajouté 3 millions supplémentaires à titre punitif - selon la même répartition - après avoir conclu que les deux entreprises avaient agi de manière frauduleuse et délibérée.
Les deux géants de la Silicon Valley affrontaient dans cette affaire Kaley G.M., une Californienne de 20 ans qui les a accusés d'avoir alimenté sa dépression et ses idées suicidaires à l'adolescence. Elle avait commencé à visionner intensément YouTube à 6 ans avant de devenir accro à Instagram, sur lequel elle s'était inscrite en cachette à 9 ans.
- "Rendre des comptes" -
Ce verdict est le premier rendu aux Etats-Unis dans une série de procédures intentées par des milliers de familles et de districts scolaires qui accusent les réseaux sociaux d'être responsables d'une épidémie de troubles mentaux dans la jeunesse.
TikTok et Snapchat, également visés par ces litiges, avaient choisi de signer une transaction au montant confidentiel avec Kaley G.M. pour éviter ce premier procès.
Meta et YouTube ont, eux, choisi d'en découdre en public.
Au terme de six semaines d'audience, où ont été décortiquées des milliers de pages de documentation interne des deux géants, le jury a conclu que les deux groupes avaient fait preuve de "négligence" dans la conception de leur réseau social et n'avaient pas suffisamment averti les utilisateurs de la dangerosité de leur plateforme pour les mineurs.
"L'heure de rendre des comptes est arrivée", se sont félicités les avocats de la plaignante.
Dans le public, Lori Schott, dont la fille s'est suicidée à l'adolescence, a fondu en larmes à l'annonce du verdict. Ce jugement "va rendre le monde plus sûr", a déclaré à l'AFP cette agricultrice du Colorado, l'une des dizaines de mères de famille qui se sont relayées pour suivre le procès chaque jour.
"Nous sommes respectueusement en désaccord avec le verdict et examinons les options juridiques qui s'offrent à nous", a réagi un porte-parole de Meta, dont la défense a tenté de démontrer que les problèmes de Kaley G.M. étaient essentiellement dus à des violences intrafamiliales.
- Notifications nocturnes -
Le géant de la tech a déjà été condamné mardi dans un autre verdict inédit, au Nouveau-Mexique, où il a été jugé responsable d'avoir délibérément mis en danger les enfants en les exposant à des contenus dangereux, voire à des prédateurs sexuels.
Le procès de Los Angeles sera suivi de deux dossiers similaires, le prochain à partir de juillet, destinés à devenir la référence pour la résolution de plus de 1.500 plaintes. A l'échelle nationale, un autre dossier rassemblant des milliers de plaintes similaires est en cours d'examen devant un juge fédéral californien.
Toutes ces procédures ne portent pas sur les contenus publiés sur les plateformes, immunisées sur ce point par la loi américaine, mais sur la conception même des réseaux sociaux, accusés d'avoir multiplié les fonctionnalités - boutons "like", défilement infini, notifications nocturnes, filtres esthétiques, etc - pour retenir les utilisateurs sur la plateforme, en premier lieu les mineurs.
Le procès, qui s'est étalé sur six semaines de débats, a été marqué par l'audition en personne mi-février de Mark Zuckerberg. Le patron de Meta et fondateur de Facebook avait reconnu que son groupe "aurait pu" agir plus tôt pour identifier et exclure les utilisateurs de moins de 13 ans sur Instagram.
YouTube, de son côté, avait fait profil bas, se présentant comme la nouvelle forme de la télévision familiale, jamais condamnée pour nourrir l'addiction, plutôt que comme un réseau social.