Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Joe Biden et Emmanuel Macron ont manifesté jeudi à Washington leur volonté de chercher ensemble une issue en Ukraine, mais sans rien rogner de leur soutien à Kiev, à l'occasion d'une visite d'Etat débordante d'affection diplomatique.
Taille du texte:
"Je suis prêt à parler à Poutine s'il cherche un moyen de mettre fin à la guerre. Il ne l'a pas encore fait", a dit le président américain lors d'une conférence de presse commune avec son homologue français.
Joe Biden a aussi souligné que toute discussion avec le président russe se ferait "en consultation avec mes amis français et de l'Otan".
"Nous resterons unis pour (nous) opposer à la brutalité" de la Russie en Ukraine, a encore dit le démocrate de 80 ans, alors que le conflit entre dans son dixième mois, et surtout dans une rude saison hivernale.
Le président français, dont les positions en la matière ont suscité dans le passé l'incompréhension, voire une certaine irritation des Américains, a lui dit qu'il ne "pousserait jamais les Ukrainiens à accepter un compromis qui serait inacceptable pour eux" concernant l'agression russe, parce que cela ne permettrait pas de construire "une paix durable".
Dans un communiqué conjoint, les deux pays ont assuré qu'ils continueraient à fournir à Kiev "une aide politique, sécuritaire, humanitaire et économique aussi longtemps qu'il le faudra".
- Frictions commerciales -
Que ce soit pendant leur conférence de presse ou lors des moments plus solennels de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron, la première organisée par l'administration Biden, les deux dirigeants ont affiché l'entente la plus rayonnante.
Oubliée, la crise ouverte de septembre 2021, quand Washington avait soufflé sous le nez des Français une énorme commande de sous-marins australiens.
L'heure est à la coordination, même sur le sujet peut-être le plus contentieux à l'agenda: la politique de transition énergétique de Joe Biden, qui donne sans aucun complexe la priorité aux emplois américains et aux produits "made in USA".
Le tout, à coup de subventions massives jugées "super agressives" mercredi par Emmanuel Macron, qui craint qu'elles ne compromettent les projets de l'Europe en matière d'énergie verte et de relance industrielle.
Joe Biden s'est engagé à ce que les créations d'emplois aux Etats-Unis ne se fassent pas "aux dépens de l'Europe", mais les Européens doivent eux "aller plus vite et plus fort" pour avoir "la même ambition" que les Américains, a réclamé Emmanuel Macron.
La Maison Blanche a déployé tous ses fastes jeudi pour célébrer l'amitié franco-américaine, tandis que les deux hommes se sont efforcés de tempérer la pompe par une touche plus personnelle.
Pourquoi avoir choisi Emmanuel Macron pour sa première visite d'Etat? "Parce que c'est mon ami", a simplement dit Joe Biden en se dirigeant vers le Bureau ovale, tandis que le président français lui posait amicalement le bras sur l'épaule.
- "Liberté, égalité, fraternité" -
"Notre destin commun est de répondre ensemble" aux défis du monde, a dit Emmanuel Macron, peu après que la Marseillaise, puis l'hymne américain eurent retenti sur les pelouses de la Maison Blanche, par un matin radieux et glacial.
Joe Biden s'est lui risqué à prononcer, en français, la devise "Liberté, égalité, fraternité".
La journée doit se clore par un dîner d'Etat avec lequel les Américains entendent en remontrer à la France sur le plan culinaire.
La Maison Blanche a sacrifié 200 homards et présentera exclusivement des vins et des fromages américains.
Les deux présidents ont aussi échangé, comme le veut la tradition, des cadeaux. Côté français, l'un des présents est, forcément, romantique: un vinyle de la bande originale du film "Un homme, une femme".
Il se dit que Joe et son épouse Jill Biden sont allés voir cette oeuvre de Claude Lelouch lors de leur premier rendez-vous galant.