Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les autorités du Bangladesh ont accusé lundi l'exploitant d'un dépôt de conteneurs de n'avoir pas informé les pompiers de la présence de produits chimiques quand ils sont intervenus sur ce site samedi soir pour éteindre un incendie qui a provoqué une gigantesque explosion dans laquelle au moins 49 personnes sont mortes, dont neuf pompiers.
Taille du texte:
L'incendie s'est déclaré samedi vers 21H30 (15H30 GMT) dans un entrepôt privé abritant quelque 4.000 conteneurs à Sitakunda, à environ 40 kilomètres du grand port de Chittagong, dans le Sud-Est du pays.
Des centaines de pompiers ont été aussitôt dépêchés sur le site pour éteindre le sinistre qui s'est propagé à plusieurs conteneurs pleins de produits chimiques, provoquant une gigantesque explosion une heure plus tard, ont indiqué les services d'incendie.
Au moins 49 personnes sont mortes et plus de 300 autres ont été blessées. Une dizaine d'entre elles étaient lundi dans un état critique.
Selon Elias Chowdhury, médecin en chef de Chittagong, les médecins en congés de plusieurs hôpitaux ont été rappelés pour aider à soigner les centaines de blessés.
- "Des conteneurs brûlent encore" -
Les recherches d'autres victimes étaient entravées lundi par le feu qui n'était pas encore totalement éteint. Des colonnes de fumée s'élevaient au-dessus de dizaines de conteneurs.
"Le feu est sous contrôle", a-t-il précisé, "mais les produits chimiques sont les principaux problèmes".
La perte de neuf pompiers constitue le bilan le plus lourd jamais enregistré par les services d'incendie dans ce pays, sujet aux accidents industriels, où la corruption permet souvent d'ignorer le laxisme des normes de sécurité.
"Les autorités du dépôt ne nous ont pas informés de la présence de produits chimiques létaux. Neuf de nos agents ont été tués. Deux pompiers sont toujours portés disparus comme plusieurs autres personnes", a déclaré à l'AFP Mohammad Kamruzzaman, un responsable des pompiers.
- "Aucun plan de sécurité anti-incendie" -
Selon Purnachandra Mutsuddi, directeur adjoint de la caserne de pompiers de Chittagong qui conduisait les opérations de lutte contre l'incendie, le site de 10,5 hectares "n'était doté d'aucun plan de sécurité anti-incendie".
"Un plan de sécurité prévoit comment le dépôt va combattre et maîtriser un (éventuel) incendie. Mais il n'y avait rien", a affirmé à l'AFP M. Mutsuddi, "en outre, nous n'avons pas été informés de la présence des produits chimiques. S'ils l'avaient fait, le nombre de victimes aurait été bien moindre".
Le B.M Container Depot est une coentreprise créée en 2012 par des hommes d'affaires bangladais et néerlandais qui emploie environ 600 personnes.
Selon son site internet, le président est Bert Pronk, un citoyen néerlandais que l'AFP n'a pas pu joindre dans l'immédiat.
Peu d'hommes d'affaires européens opèrent dans le pays. Selon la presse locale, parmi les dirigeants de B.M Container Depot figure un haut responsable du parti au pouvoir, la Ligue Awami, à Chittagong, également rédacteur en chef d'un quotidien local bengali.
"Notre enquête est en cours. Nous allons tout examiner", a assuré le chef de la police locale, Abul Kalam Azad.
Selon Mujibur Rahman, un responsable de B.M. Container Depot, l'origine de l'incendie demeure inconnue.
Le dépôt contenait du peroxyde d'hydrogène, un produit chimique aux multiples usages industriels, a déclaré à la presse le brigadier général Main Uddin, chef des pompiers.
"L'explosion a envoyé des boules de feu dans le ciel. Des boules de feu qui tombaient comme de la pluie. Nous avons eu tellement peur que nous avons immédiatement fui", a raconté Mohammad Ali, 60 ans, qui tient une épicerie voisine.
- "Perte énorme pour l'industrie" textile -
Environ 90% des quelque 100 milliards de dollars d'échanges commerciaux annuels du Bangladesh transitent par Chittagong.
Mominur Rahman, l'administrateur en chef du district, a précisé que le dépôt contenait aussi des vêtements valant des millions de dollars qui devaient être exportés vers des pays occidentaux.
Selon Rakibul Alam Chowdhury, de l'Association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh (BGMEA), environ 110 millions de dollars de vêtements ont été détruits dans l'incendie, "une perte énorme pour l'industrie".
En février 2019, au moins 70 personnes avaient été tuées et 55 autres blessées dans un gigantesque incendie qui avait ravagé des immeubles d'habitation de Dacca où étaient entreposés illégalement des produits chimiques.