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Une centaine d'agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus mercredi à entrer dans une annexe du ministère de l'Agriculture à Paris, qu'ils ont occupée pendant une heure avant d'être délogés, ont constaté des journalistes de l'AFP.
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Une "vingtaine de manifestants ont été interpellés, dont les trois porte-parole nationaux du syndicat", a-t-on indiqué à la Confédération paysanne en fin d'après-midi.
Peu après 16H, les manifestants réunis dans l'enceinte de la direction générale de la performance économique, à quelques mètres de l'entrée du ministère dans le 7e arrondissement de Paris, ont déployé une banderole plaidant: "L'agriculture, on veut en vivre, pas en mourir".
Fanny Métrat, une des porte-parole de la Confédération paysanne a demandé la "décolonisation de l'agriculture" et "la fin de cette cogestion insupportable de la FNSEA (premier syndicat agricole) et du ministère de l'Agriculture".
Cette déclaration intervient au lendemain d'une nouvelle salve d'annonces du gouvernement qui a notamment promis une "loi d'urgence agricole" portant sur la prédation (attaques de prédateurs sur le bétail), l'eau et les moyens de production, répondant très exactement aux demandes de l'alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs qui domine le paysage syndical agricole.
La FNSEA, qui a longtemps été le seul interlocuteur de l'État avant l'émergence d'autres syndicats et notamment la Confédération paysanne en 1987, est régulièrement accusée par les autres forces d'imposer son ordre du jour à l'État.
"La FNSEA arrive avec sa liste de courses et est remerciée par le Premier ministre, encore hier", a lancé Stéphane Galais, lui aussi porte-parole de la Confédération paysanne, en référence à l'entrée dans Paris de plus de 350 tracteurs mardi, escortés par la police.
"La FNSEA peut faire défiler 400 tracteurs et est reçue en grande pompe par Yaël Braun-Pivet et le Premier ministre. Nous, à chaque fois qu'on se mobilise, tout ce qu'on obtient c'est de la répression", a dénoncé Thomas Gibert, également porte-parole du syndicat.
Vendredi, Thomas Gibert et Stéphane Galais avaient été interpellés brutalement au pied de l'Arc de Triomphe, où il étaient venus attendre six tracteurs de leur syndicat après une opération escargot sur le périphérique.