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Un homme est porté disparu mercredi après avoir chaviré sur la Loire et l'eau continue de monter dans quatre départements de l'ouest de la France en vigilance rouge, une situation qui risque de s'aggraver avec l'arrivée de la tempête Pedro et de forts coefficients de marée.
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Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, a activé le plan communal de sauvegarde de la ville, une première depuis la crue record des tempêtes de décembre 1999, qui pourrait être battue jeudi matin dans l'estuaire de la Gironde.
"Des débordements majeurs sont attendus dans les secteurs de Libourne et de Bordeaux lors des prochaines pleines mers", a averti Vigicrues. Sa directrice Lucie Chadourne-Facon prévient aussi que les nouvelles pluies attendues mercredi et jeudi avec la tempête Pedro vont "réalimenter les crues actuelles" ou "les maintenir".
Avec 35 jours de pluie consécutifs, le pays enregistre sa plus longue période de précipitations depuis le début des mesures en 1959, battant le record de 2023, a annoncé mercredi Météo-France.
A Angers, où la Maine doit continuer à monter au moins jusqu'à vendredi matin, la municipalité se préparait à une crue partie pour dépasser celle de 2000, avec fermeture de rues et d'un pont et distribution de parpaings à la population.
La Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne sont également maintenus en alerte rouge pour crues, le plus haut niveau de vigilance, au moins jusqu'à jeudi, selon Vigicrues.
A Saintes, en Charente-Maritime, une partie du centre-ville aux abords du fleuve Charente était sous les eaux mercredi, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Au total, une cinquantaine de rues et 900 maisons sont inondées, selon la municipalité, qui se prépare à une aggravation avec les prochaines intempéries. "Le pic de crue n'est pas attendu avant samedi ou dimanche", précise le maire Bruno Drapron.
- "J'étais complètement paniquée" -
Un centre a été ouvert mardi par la Croix-Rouge dans un gymnase pour accueillir les sinistrés, où sept personnes se trouvaient mercredi matin, avec couvertures et boissons chaudes, en attente d'une solution d'hébergement.
"Certaines personnes ont été évacuées samedi et arrivent donc à la fin de la prise en charge du logement par les assurances car c'est le cinquième jour", explique à l'AFP Nicolas Roux, directeur des opérations.
"C'est la première fois que ça m'arrive. J'étais complètement paniquée", explique l'une des évacuées, Françoise Hélin, 52 ans, qui vit dans une maison avec sa mère de 81 ans en fauteuil roulant, choquée d'avoir dû quitter son logement.
Gilet de sauvetage rouge sur son costume, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a sillonné en barque les rues inondées de Saintes pour aller à la rencontre des sinistrés et des élus locaux.
"On est sur un phénomène d'une ampleur exceptionnelle (...) Ca fait maintenant 33 jours que la vigilance crue est activée" et "le phénomène va continuer à durer", a-t-il dit.
Une fois l'eau retirée, "on aura un travail à mener pour rendre les villes plus résilientes face à des épisodes qui ont vocation à être de plus en plus graves et de plus en plus fréquents en raison du dérèglement climatique", a relevé le ministre.
En Loire-Atlantique, placée en vigilance orange crues comme de nombreux autres départements de l'ouest, la mairie de Loireauxence a ordonné l'évacuation de 88 foyers, la montée de la Loire mettant en danger la solidité d'une digue voisine.
"A partir de 5,36 m, la digue est fortement sollicitée. Celle-ci n'a pas été entretenue depuis plusieurs années et des faiblesses ont été relevées", a expliqué à l'AFP le maire, Philippe Jourdon.
Une vingtaine de foyers ont cependant choisi de rester sur place. "On n'est pas trop inquiet pour l'instant mais on reste en alerte", a déclaré un habitant croisé devant sa maison.