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La France multiplie les initiatives face aux cours pétroliers chahutés par la guerre au Moyen-Orient et organise mardi un "G7 Energie", au lendemain d'un G7 Finances déjà focalisé sur le même sujet.
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"Nous réunirons le G7 Energie en marge du sommet international du nucléaire qui se tient à Paris, pour avancer sur cette question-là (le prix du pétrole, NDLR), avec un objectif qui est de baisser les prix", a affirmé mardi sur France 2 Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Energie.
Cette nouvelle réunion, qui rassemblera les ministres de l'Energie des pays du G7, doit leur permettre d'échanger "sur les impacts de la situation actuelle pour le secteur énergétique mondial", les enjeux d'approvisionnement en pétrole et en gaz et "leurs conséquences sur les prix", a fait savoir à la presse le ministère français de l'Economie, chargé notamment de la souveraineté énergétique.
Une initiative prise lundi par le président Emmanuel Macron qui se tient 24 heures après un G7 Finances déjà largement consacré à la même question, alors que le prix du pétrole était encore en train de grimper.
"Il faut stabiliser le marché", a insisté le ministre délégué à l'industrie Roland Lescure, qui représentera la France aux côtés de Maud Bregeon lors de ce G7 Energie, en marge du sommet consacré à la relance du nucléaire civil organisé à Paris.
"Pas de formule magique"
Ce sujet est très sensible dans le débat politique en France. Car la montée en flèche des prix du baril de ces derniers jours s'est très vite répercutée sur les prix à la pompe.
Dans les stations-service en France, le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9.400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l'été 2022.
Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le prix de ce carburant routier, le plus consommé dans le pays, a bondi de 16% en France métropolitaine.
Mis sous pression par les oppositions et certains syndicats qui appellent à des mesures d'urgence, le gouvernement refuse pour le moment de déployer de nouvelles aides à l'achat de carburant.
"Nous souhaitons que le prix à la pompe baisse. Pour que le prix à la pompe baisse, il n'y a pas de formule magique, il n'y a pas de recette domestique, il faut stabiliser le marché. Pour ça, il faut rouvrir le détroit d'Ormuz (...) et que le pétrole puisse circuler de manière libre dans le monde entier", a insisté le ministre français de l'Economie et des Finances Roland Lescure mardi.
Lundi, les ministres des Finances du G7 se sont dit "prêts" à puiser si besoin dans les réserves stratégiques de pétrole.
"L'objectif" du travail mené "sur les réserves stratégiques" est de "s'assurer que, dans des zones où il y a des tensions d'approvisionnement (...), on puisse intégrer le fait que le marché se libère", ce qui va, selon M. Lescure, permettre de "faire baisser les cours". "On l'a déjà vu depuis 24 heures, faisons en sorte que ça continue", a poursuivi le ministre.