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Forces iraniennes et américaines étaient engagées samedi dans une course effrénée pour retrouver un des deux membres d'équipage du premier avion de combat américain à s'être écrasé en Iran depuis le début de la guerre, Téhéran affirmant avoir touché l'appareil.
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Des médias américains ont annoncé vendredi qu'un des deux aviateurs avait été secouru dans le sud-ouest de l'Iran, le sort du second, activement recherché, restant inconnu.
Il s'agit du premier revers sérieux pour la chasse américaine, plus d'un mois après le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, en grande majorité en Iran et au Liban.
D'autant plus que l'armée iranienne a affirmé que sa défense antiaérienne avait touché un autre avion américain, de type A-10, qui s'est ensuite abîmé dans le Golfe. Le New York Times avait auparavant fait état de la chute d'un avion américain près du détroit d'Ormuz, son seul pilote ayant été secouru sain et sauf.
La Maison Blanche s'est bornée à dire que Donald Trump avait "été tenu informé" de la perte de l'appareil dans le sud-ouest de l'Iran, qui serait un chasseur-bombardier F-15E, selon les médias. Contacté par l'AFP, le commandement américain, Centcom, n'a pas répondu.
Dans une brève interview téléphonique à NBC, le président américain a assuré que cela ne changeait "rien du tout" à la tenue d'éventuelles négociations avec Téhéran.
Depuis le début de la guerre, 13 soldats américains ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.
- "Généreuse récompense" -
L'appareil a été détruit par un système de défense antiaérien des Gardiens de la Révolution, a déclaré un porte-parole des forces armées iraniennes.
Le New York Times et le Washington Post disent avoir authentifié des photos et vidéos, circulant sur les réseaux sociaux et dans les médias iraniens, d'hélicoptères et avions américains survolant à basse altitude la zone concernée.
La télévision d'Etat iranienne dans la région concernée a diffusé des images présentées comme celles de l'épave, promettant une "généreuse récompense" à qui livrerait les pilotes.
En pareille situation, les aviateurs militaires sont formés à vérifier qu'ils n'ont pas été blessés, se repérer, puis "éviter d'être capturés par l'ennemi, le plus longtemps possible", en se cachant dans l'espoir d'un sauvetage, a expliqué à l'AFP Houston Cantwell, un ancien pilote de l'Armée de l'air américaine.
Chaque pilote porte un gilet de combat contenant une balise codée radio-GPS afin de transmettre sa position.
Parallèlement, l'Iran poursuit ses frappes visant Israël et des monarchies du Golfe, alliées des Etats-Unis, en représailles aux attaques sur son sol et en réponse aux menaces de Donald Trump de ravager ses infrastructures.
Une salve de missiles iraniens a été tirée tôt samedi, a annoncé l'armée israélienne, qui a fait état d'impacts dans le centre du pays.
Au Bahreïn, quatre personnes ont été légèrement blessées par des éclats lors de l'interception de drones iraniens, selon les autorités.
Au Koweït, une raffinerie ainsi qu'une centrale électrique et de dessalement ont été touchées.
- Ponts détruits en Iran et au Liban -
Donald Trump menace de détruire les infrastructures iraniennes, à commencer par les ponts et centrales électriques, bien que le ciblage délibéré d'infrastructures civiles, proscrit par le droit international, puisse exposer Washington à des accusations de crimes de guerre.
Au Liban, pilonné et envahi par l'armée israélienne, qui veut anéantir le mouvement pro-iranien Hezbollah en réplique à des tirs sur Israël, a détruit un pont dans l'est du pays.
Trois Casques bleus ont aussi été blessés dans le sud du Liban par une explosion à l'origine encore indéterminée.
Sur le plan économique, la guerre nourrit toujours de fortes inquiétudes, la quasi-fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz ayant fait s'envoler les cours des hydrocarbures, des engrais et d'autres marchandises, au risque d'une spirale inflationniste mondiale.
La Russie et la Turquie ont appelé à un cessez-le-feu immédiat, invoquant notamment la crise énergétique.
Néanmoins, un premier porte-conteneur européen, appartenant au groupe français CMA CGM, a passé le détroit jeudi, en affichant via son signal de navigation avoir un "propriétaire français".