Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par plusieurs attaques iraniennes lundi, au premier jour d'une opération américaine visant à rétablir une circulation des navires dans le détroit d'Ormuz.
Taille du texte:
Ces attaques, les premières visant des installations civiles dans un pays du Golfe depuis plus d'un mois, mettent à mal le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, et ont ravivé les craintes des marchés, où les cours du pétrole ont bondi.
Le site pétrolier de Fujaïrah, l'un des rares accessibles dans la région sans passer par le détroit, a été ciblé par un drone qui a provoqué un incendie. Trois ressortissants indiens ont été "modérément blessés", selon les autorités locales.
Les Emirats ont également annoncé avoir été visés par quatre missiles de croisière "lancés depuis l'Iran": "trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales", et "un est tombé en mer", a indiqué le ministère de la Défense. Un pétrolier de la compagnie pétrolière nationale Adnoc a aussi été ciblé par deux drones iraniens.
"Ces attaques constituent une escalade dangereuse", a dénoncé le ministère émirati des Affaires étrangères, soulignant que le pays se réservait le droit de riposter. Sans attendre, il a imposé aux écoles de basculer en enseignement à distance.
L'Iran "n'avait aucun projet de cibler les Emirats", a de son côté affirmé la télévision d'Etat iranienne, citant un haut-gradé non identifié.
A Oman, deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, sur le détroit d'Ormuz, a indiqué un média d'Etat, sans plus de détails.
Depuis le début des hostilités lancées par les Etats-Unis et Israël le 28 février, l'Iran contrôle cette voie stratégique par laquelle transite d'ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Quelques 20.000 marins y sont immobilisés, d'après un haut responsable de l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Téhéran avait averti les Etats-Unis de ne pas tenter d'intervenir dans le détroit d'Ormuz: "s'ils ont l'intention de s'en approcher ou d'y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués", avait prévenu le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées.
- "Rétablir le trafic" -
L'armée américaine s'est félicitée lundi de l'action de ses navires de guerre "pour rétablir le trafic maritime commercial".
Deux navires marchands battant pavillon américain ont franchi "avec succès" le goulet, selon le commandement américain pour la région (Centcom).
Selon son chef, Brad Cooper, les forces américaines ont détruit six embarcations iraniennes et intercepté des missiles et drones iraniens lancés contre des bâtiments militaires américains, et commerciaux.
Téhéran a pour sa part démenti que des navires commerciaux aient franchi le détroit, et que les Américains aient détruit des bateaux iraniens.
Les autorités sud-coréennes ont, elles, fait état d'une "explosion" suivie d'un incendie sur un navire sud-coréen dans le détroit d'Ormuz.
"A part le vaisseau sud-coréen, il n'y a pas eu, pour le moment, de dégâts dans le détroit", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Dans ce contexte, le baril de Brent, référence internationale, a de nouveau bondi, à 113,93 dollars. "Les attaques en cours confirment la persistance des menaces pesant sur le transport maritime", ont estimé les analystes d'Eurasia Group, pour qui l'opération américaine ne permettra pas "pas d'augmentation substantielle du trafic dans le détroit à court terme".
Depuis le début de la guerre, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran a instauré de facto des droits de passage pour franchir le détroit.
- "Approche raisonnable" -
Entre Ormuz et le volet nucléaire, les points de discorde restent importants entre les deux camps, et les efforts pour relancer les négociations ont échoué, malgré une première rencontre directe au Pakistan le 11 avril.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a appelé lundi les Etats-Unis à "adopter une approche raisonnable" et à abandonner les "demandes excessives", après que l'Iran a reçu une réponse de Washington à une nouvelle proposition de règlement.
Selon l'agence iranienne Tasnim, Téhéran réclame une liste de mesures: le retrait des forces américaines des zones proches de l'Iran, la levée du blocus des ports iraniens et du gel des avoirs du pays, le financement de réparations, la levée des sanctions, un "mécanisme" concernant le détroit d'Ormuz et "la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban", où Israël combat le Hezbollah pro-iranien.
Le dossier nucléaire ne figure apparemment pas dans le plan, alors qu'il s'agit d'une question centrale pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que la République islamique dément.