Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La grève de la CGT chez TotalEnergies et ExxonMobil a été reconduite samedi au lendemain d'un encouragement aux négociations lancé par le gouvernement, qui a assoupli les règles de transports des carburants pour tenter de résoudre les tensions d'approvisionnement dans les stations.
Taille du texte:
"La situation devrait continuer à s'améliorer, puisqu'on a pris des autorisations pour que les camions citernes puissent circuler ce week-end" et "qu'on a libéré du stock stratégique", a déclaré Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique interrogé samedi sur Franceinfo.
Il a écarté pour l'instant la perspective de restrictions à la pompe: "nous n'en sommes pas là, à part les interdictions de remplir des jerricans ou des bidons, notamment dans le nord de la France où on a la situation la plus tendue".
A la pompe, les files d'attentes d'automobilistes deviennent un spectacle quotidien. "Là je me suis réveillé à 4h du matin pour pouvoir chercher de l'essence, ça va faire 4h que j'attends", a témoigné Terry Caboste, un employé de la métallurgie rencontré samedi dans une station parisienne qui a limité les remplissages à 30 euros par client.
Porte de Vincennes à Paris, un embouteillage de voitures s'est formé sur 500 mètres, dans un concert de klaxons, près d'une station Avia où tous les carburants étaient à plus de 2 euros le litre, a constaté un journaliste de l'AFP.
Depuis Prague, le président Emmanuel Macron a appelé vendredi les automobilistes au "calme" et groupes pétroliers et syndicats à la "responsabilité".
"J'appelle les entreprises concernées, qui, pour la plupart, ont quand même de bons résultats, à considérer aussi les demandes d'augmentation de salaires", avait déclaré auparavant Olivia Grégoire, ministre déléguée aux Petites et moyennes entreprises, sans citer nommément TotalEnergies et ses 10,6 milliards de dollars de bénéfice au premier semestre.
- Augmentation de salaires -
Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné ne s'est pas exprimé publiquement sur la grève, mais dans une vidéo interne au groupe mardi, il a reconnu que "les résultats de la compagnie sont exceptionnels en 2022" et déclaré "nous ne vous oublierons pas".
Alors que la CGT réclame 10% d'augmentation sur 2022 - 7% pour l'inflation, 3% pour "le partage de la richesse" -, la direction rappelle qu'elle a octroyé des mesures salariales représentant une augmentation moyenne de 3,5% en 2022 et renvoie à une séance de négociations prévue le 15 novembre pour les salaires de 2023. Elle semble inflexible sur ce calendrier.
Samedi, trois des six raffineries françaises étaient toujours à l'arrêt, selon la CGT: la plus grande raffinerie de TotalEnergies, en Normandie, et les deux raffineries françaises de l'américain Esso-ExxonMobil, où le mouvement a été reconduit samedi.
"On est à environ 70% de grévistes", a précisé Christophe Aubert, élu CGT chez ExxonMobil, "ce sont les mêmes effectifs tout le week-end, donc ça ne devrait pas bouger et, là, rien ne sort".
Par ailleurs, à la raffinerie TotalEnergies de Feyzin (Rhône), "il y avait 100% de grévistes au service expédition à la relève de 6h", a déclaré Pedro Afonso, élu CGT. "D'habitude, il y a 250 à 300 camions par jour et entre 30 et 50 wagons – là il n'y a rien qui va sortir", a-t-il ajouté, même si la raffinerie continue de produire.
Chez TotalEnergies, outre à la raffinerie de Normandie, les grévistes étaient massivement mobilisés ces derniers jours au dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque (Nord), à la "bio-raffinerie" de La Mède (Bouches-du-Rhône) et au dépôt de carburants de Grandpuits (Seine-et-Marne) notamment, pour limiter au maximum la sortie de produits pétroliers, selon la CGT.
Le dépôt de carburant de Grandpuits n'est toutefois pas en activité le week-end, selon TotalEnergies. La raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) a elle suspendu sa grève.
Les blocages des grévistes entraînent une baisse des livraisons de carburant, les stations-service sont donc plus souvent en rupture de stocks d'essence ou de diesel. TotalEnergies gère près du tiers des stations françaises.
Mais le groupe met aussi les perturbations sur le compte du succès de la remise à la pompe de 20 centimes qu'il accorde depuis le 1er septembre, en sus de la ristourne de l'Etat de 30 centimes.