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L'Ukraine peut compter sur le soutien accru de ses alliés occidentaux pour affronter l'hiver, ont promis jeudi les membres du G7 qui veulent empêcher la Russie "d'affamer" le pays et de plonger sa population "dans les ténèbres" et le froid.
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"Nous ne permettrons pas que la brutalité de cette guerre conduise à la mort en masse de personnes âgées et d'enfants, jeunes ou familles dans les mois d'hiver à venir", a assuré jeudi la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, à l'ouverture d'une réunion du G7 à Münster, dans l'ouest de l'Allemagne.
Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a accusé Vladimir Poutine "d'attendre que le général hiver arrive pour soutenir l'armée russe".
Face à l'intensification des frappes russes sur les équipements civils, le groupe des sept pays industrialisés, qui se réunit jusqu'à vendredi, va coordonner son aide pour livrer "pompes à eau, appareils de chauffage, conteneurs d'habitation et sanitaires, lits, couvertures, tentes", a déclaré Mme Baerbock.
- Tension avec Pyongyang -
Mme Baerbock, dont le pays assure jusqu'à la fin de l'année la présidence du G7, a dénoncé les "méthodes perfides" de la Russie dans sa façon de mener la guerre.
De nombreuses villes ukrainiennes, dont la capitale Kiev, subissent ces dernières semaines des bombardements qui ciblent particulièrement les équipements civils, provoquant des coupures d'eau et d'électricité.
Européens et Américains fournissent déjà une aide économique et militaire massive à Kiev depuis le début de l'offensive russe le 24 février.
Une autre réunion internationale de soutien à l'Ukraine se déroulera le 13 décembre à Paris, a rappelé la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba doit intervenir par vidéoconférence lors de cette réunion de Münster, selon des sources diplomatiques.
"Cette ministérielle du G7 arrive à un moment important pour nous", a assuré à des journalistes un diplomate américain de haut rang, soulignant que le groupe est "vital pour créer des mécanismes de coordination" de la réponse de la communauté internationale aux crises en cours, de la guerre en Ukraine à la Corée du Nord.
A cet égard, Mme Baerbock, en tant que présidente du G7, a déclaré condamner "fermement" le nouveau tir de missile balistique effectué jeudi par Pyongyang, au lendemain d'une salve record de tirs qui a porté à son comble la tension dans la région.
- La Chine, un pays "rival" -
La réunion, sous présidence allemande avant que le Japon ne prenne le relais en janvier, intervient également sur fond de changements de gouvernements en Italie et au Royaume-Uni notamment, faisant dire à un autre diplomate américain sous couvert de l'anonymat qu'il était nécessaire de s'assurer que tout le monde est bien sur la même longueur d'onde.
La crise énergétique en Europe à l'approche de l'hiver et la situation en Iran, secoué par des manifestations sanglantes et violemment réprimées, sont également au centre des discussions.
Les ministres américain et allemand ont lancé ensemble un vibrant soutien aux manifestations en Iran.
"Parmi les choses que nous nous efforçons de faire ensemble c'est de s'assurer que les Iraniens aient la capacité de communiquer entre eux et avec le monde à l'extérieur", a expliqué Antony Blinken, insistant sur le soutien "technologique" apporté par les Etats-Unis aux manifestants.
Les relations avec Pékin seront abordées lors d'un dîner de travail, dans le contexte de la visite controversée du chancelier allemand Olaf Scholz vendredi en Chine. Ce dernier a promis mercredi de ne pas faire "l'impasse sur les controverses" avec Pékin durant ce voyage.
Les pays du G7 sont prêts à considérer la Chine non plus seulement comme un "partenaire" mais comme un "concurrent" et un "rival", a déclaré à cet égard Mme Baerbock.
Le G7 regroupe les Etats-Unis, le Canada, le Japon, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Allemagne.