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Les corps d'un couple et de leur fille de 25 ans ont été découverts mercredi dans un pavillon de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, dans ce qui pourrait être un double homicide suivi d'un suicide du père, a-t-on appris auprès du parquet.
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"Sur place, les corps des trois personnes décédées étaient découverts par les pompiers. L’homme était retrouvé pendu, la femme allongée sur son lit et leur fille sur le sol de sa chambre", a indiqué à l'AFP Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes, confirmant une information du journal Ouest-France.
Mercredi en début de soirée, la rue où se trouve le pavillon, situé dans un quartier verdoyant et résidentiel de cette commune de 14.000 habitants où se trouve l'aéroport de Rennes, était toujours bouclée par un périmètre de sécurité, selon un journaliste de l'AFP présent sur place.
Une camionnette des enquêteurs était garée devant la maison, gardée par plusieurs policiers.
"C’étaient des gens très discrets", a témoigné un riverain interrogé par le journal Le Télégramme. "On a vu le père de famille hier (mardi, NDLR) vers 17H30. Il était très souriant".
- écrit retrouvé -
Mercredi après-midi, les sapeurs-pompiers s'étaient rendus sur les lieux car l'employeur de la jeune femme s'inquiétait de son absence.
"Les premières constatations médico-légales révélaient l’existence de traumatismes sur le corps de la femme (sexagénaire, ndlr). Aucune trace de violence n’était en revanche visible sur le corps de sa fille", a indiqué le magistrat, précisant que des autopsies étaient ordonnées "afin de déterminer précisément les causes des décès".
"Un écrit était retrouvé au domicile de la famille, apparemment signé de la main de l’homme, dans lequel il annonçait mettre fin à ses jours ainsi qu’à ceux de sa compagne et de sa fille. Il attribuait ses actes à un mal-être pouvant être en lien avec une maladie grave dont il serait atteint", a ajouté M. Astruc.
Un examen de comparaison d’écriture doit être fait pour vérifier l’origine de cet écrit.
Une enquête de flagrance a été ouverte et confiée à la sûreté départementale d’Ille-et-Vilaine sous la qualification d’assassinats.
Aucun élément relevé ne laisse à ce stade entrevoir une intervention extérieure.
La famille était inconnue de l’autorité judiciaire, tant sur le plan pénal que civil et notamment au niveau des affaires familiales. Aucune plainte ni main courante n’était recensée les concernant, d'après la même source.
Ce drame intervient quelques semaines après la découverte fin octobre à Carantec (Finistère), des cadavres d'un couple et de leurs deux filles de 8 et 11 ans. La femme et les deux filles avaient été asphyxiées par le père, qui s'est ensuite pendu, sur fond de séparation du couple.