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Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse lundi matin dans son collège d'Aubagne, blessant le principal de l'établissement et une enseignante avant d'être désarmé par un membre du personnel, une fusillade qui ne semble pas liée au mouvement qui secoue les lycées français.
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L'attaque s'est produite vers 10H00 dans l'enceinte du collège Joseph-Lakanal de la commune située à proximité de Marseille.
La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a indiqué à l'AFP que le pronostic vital des victimes n'était pas engagé. Selon cette source, une troisième personne a été légèrement éraflée.
"Le collège n'était pas touché par le mouvement lycéen", a précisé à l'AFP la préfecture de police.
Le préfet du département Jacques Witkowski, présent sur place dans la matinée, a déclaré à une journaliste de l'AFP que "le suspect, pour une raison qu'on ne connaît pas, a tiré sur le proviseur qui a pris une gerbe de plomb de chasse dans les cuisses, le bas du dos aux cuisses".
"Il a tiré une deuxième fois sur une professeure qui prend un plomb dans la cuisse, il tire une troisième fois dans le couloir, ensuite il a été intercepté par un membre de l'équipe", a-t-il ajouté.
"C'est un élève du collège, scolarisé ici en classe de troisième, il n'est pas connu pour des faits de délinquance, de radicalisation", assure le préfet.
- "En panique" -
Le chef d’établissement est âgé de 53 ans et l'enseignante âgée de 37 ans, selon la mairie d'Aubagne qui ajoute sur son site internet que "le CPE de l'établissement a maîtrisé l'adolescent dans un couloir du collège".
Dès les faits connus, des parents d'élèves ont afflué pour récupérer leurs enfants et beaucoup étaient encore présents devant l'établissement, en périphérie de la ville, à la mi-journée, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Maryline, une mère d'élève, qui attend la sortie de sa fille en 5ème dit à l'AFP : " elle m'a appelé en panique, elle m'a dit il y a du sang partout, c'est un attentat. J'ai quitté mon travail, je l'ai rassuré. Une fois arrivée on m'a dit que le jeune a été arrête".
Une mère de famille, prenant à parti le maire et le préfet de région devant l'établissement, a assuré que le jeune "a tiré en l'air" devant son fils et lui aurait dit "je ne vais rien te faire". "Donc, il n'est pas blessé parce que le jeune il a bien voulu ne pas lui tirer dessus", a-t-elle poursuivi devant la caméra de BFMTV.
"Les pompiers ont mis en place une cellule psychologique pour les gamins qui ont vu ça en direct", a indiqué le maire d'Aubagne Jean-Pierre Squillari.
Plusieurs attaques commises par des élèves dans des établissements scolaires ont marqué le monde éducatif en France ces dernières années : à Ancenis (Loire-Atlantique), une élève de seconde a été grièvement blessée lors d'une attaque au couteau dans un lycée en avril. A Sanary-sur-Mer (Var), une enseignante de collège avait été poignardée par un élève de 14 ans dans un collège en février.
À Antibes (Alpes-Maritimes), un ancien élève avait pénétré dans le lycée horticole en septembre 2025 et poignardé une enseignante ainsi qu'un lycéen. En juin 2025, une surveillante avait été tuée à coups de couteau à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d'une fouille de sacs par des policiers. En avril 2025, un lycéen avait tué une adolescente de 15 ans et blessé trois autres personnes dans un lycée de Nantes.