294 communes reconnues en état de catastrophe naturelle, baisse du niveau de l'eau dans l'Ouest / Photo: Christophe ARCHAMBAULT - AFP
Près de 300 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle a annoncé mardi Sébastien Lecornu, tandis que l'eau continuait de baisser doucement dans l'Ouest, laissant entrevoir un retour à la normale progressif pour certaines zones touchées.
Parmi les 294 communes, 63 sont situées dans le Lot-et-Garonne, 77 en Maine-et-Loire et 91 en Gironde, a précisé le Premier ministre sur X après la réunion d'une commission dédiée. "77 dossiers sont ajournés afin de permettre aux communes de compléter leurs dossiers ; ils seront réexaminés lors des commissions des 3 et 10 mars", a-t-il ajouté.
"L’arrêté de reconnaissance d’état de catastrophe naturelle sera publié demain. Le gouvernement reste pleinement mobilisé aux côtés des maires et des habitants touchés par les inondations", conclut M. Lecornu.
Le gouvernement a examiné mardi les premiers dossiers des communes sinistrées, après avoir promis en fin de semaine dernière une "indemnisation au plus vite" des villes touchées par les intempéries.
Déclenchée depuis 14 jours, l'alerte maximale avait débuté en Gironde et dans le Lot-et-Garonne avant de s'étendre plus au nord, jusqu'en Loire-Atlantique. Désormais, la vigilance rouge reste en vigueur en Charente-Maritime et dans le Maine-et-Loire.
Deux autres départements de l'Ouest - la Charente et la Loire-Atlantique - sont maintenus en orange par Météo-France, la Sarthe étant repassée en jaune dans le dernier bulletin de 16H00.
Dans son dernier bulletin, l'organisme de surveillance Vigicrues indique que l'absence de pluies importantes jusqu'à au moins jeudi "favorise l'amélioration de la situation sur les cours d'eau qui, pour la majorité d'entre eux, ont entamé leurs décrues", qui pourraient durer plusieurs jours.
Pour autant, "aux abords des cours d'eau placés en vigilance orange ou rouge, le risque de débordement est encore bien présent", après un record de 40 jours de pluie consécutifs en France.
Dans le Sud-Ouest, une centaine de renforts (pompiers, protection civile, militaires du 48e régiment de transmission) sont mobilisés "pour assister la remise en condition des exploitations agricoles" dans le Lot-et-Garonne, repassé lundi en vigilance verte après dix jours en vigilance rouge entre les 11 et 20 février.
En Gironde voisine, où la vigilance rouge a aussi duré dix jours en raison des débordements de la Garonne, la préfecture propose également l'aide de militaires pour réparer des serres ou réaliser d'autres travaux de réhabilitation dans les exploitations agricoles.
En Charente-Maritime, après avoir atteint le pic de crue "dans la nuit de dimanche à lundi", l'eau va redescendre "lentement pendant quelques jours encore", selon l'antenne de Vigicrues en Nouvelle-Aquitaine.
Malgré la décrue, le maire de Saintes (Charente-Maritime) Bruno Drapron a indiqué sur Facebook s'attendre à des "difficultés de circulation" aux horaires de "rentrée scolaire", les cours ayant repris la veille dans la zone.
En Charente-Maritime, environ 3.000 habitations et 120 entreprises sont touchées par les inondations et les pompiers ont procédé à 600 mises à l'abri, sans recenser de victime, depuis le début de l'épisode mardi 17 février, selon les autorités.
En Loire-Atlantique, six communes ont été touchées, selon la préfecture, qui a recensé 115 maisons, 19 commerces et trois campings inondés.
La préfecture du Maine-et-Loire, où l'eau a atteint des niveaux record par endroits, appelle les habitants à "maintenir une grande prudence sur l'ensemble des tronçons" concernés par ces crues.
"Nous avons une confirmation de la baisse, même si nous sommes toujours à des niveaux exceptionnellement élevés", a expliqué Christophe Béchu, maire d'Angers, lors d'un point presse mardi matin.
Une vingtaine de rues dans la ville de 160.000 habitants ont pu rouvrir lundi et la ligne de tramway qui avait dû fermer fonctionnait à nouveau normalement mardi matin.
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W.Smets--LCdB