Il fera plus chaud que fin mai à partir de mercredi, peut-être une vague de chaleur / Photo: SIMON WOHLFAHRT - AFP/Archives
Il fera plus chaud en France à compter du milieu de la semaine que fin mai, avec peut-être la première véritable "vague de chaleur" de l'année 2026, a indiqué Météo-France dimanche.
"On sait qu'on enclenche, à partir du milieu de la semaine, un épisode de chaleur. Voire une vague de chaleur. C'est possible", a déclaré à l'AFP un prévisionniste de l'institut météorologique national, Corentin Perrot.
Fin mai, le pays avait été frappé par des températures inédites pour le mois. C'était un premier "épisode de chaleur" cette année, mais pas une "vague", phénomène plus intense.
Météo-France retient deux critères pour parler d'une vague de chaleur, grâce à son indicateur thermique national (ITN), une moyenne quotidienne des températures aussi bien diurnes que nocturnes de 30 stations météorologiques en France métropolitaine: cet ITN doit dépasser 23,4°C pendant trois jours consécutifs, dont 25,3°C lors de l'un de ces jours.
Le 26 mai, cet indicateur avait grimpé à 24,8°C, niveau inédit pour un mois de mai, mais qui correspondait à un "épisode" de chaleur.
La particularité de l'épisode voire de la vague de chaleur de juin sera d'être très proche du solstice d'été, donc d'intervenir pendant les journées les plus longues de l'année.
"Les nuits sont courtes, ce qui limite la baisse nocturne des températures. Dès mercredi et jeudi on va avoir des minimales de 18, 20 voire 22°C, donc un ITN qui grimpe", a expliqué M. Perrot.
"L'épisode de chaleur de fin mai était exceptionnel de par sa précocité. Celui-ci le sera moins. Mais ce sont des températures très chaudes, bien au-dessus des normales de saison", a-t-il ajouté.
Météo-France prévoit par exemple pour jeudi jusqu'à 38°C à Nevers, 37°C à Paris ou Brive, ou encore 36°C à Lyon et 35°C à Toulouse.
La fin de l'épisode ou de la vague de chaleur dépendra de l'effet rafraîchissant d'orages prévus en fin de semaine.
La France avait connu une vague de chaleur légèrement plus précoce en 2022, du 15 au 19 juin, avec un pic de température à 43°C.
Elle en avait aussi connu une en juin 2019, d'une intensité exceptionnelle, plus tard dans le mois, du 25 au 30 juin. Le record national de température avait été établi, avec 46,0°C dans un village de l'Hérault.
Selon le consensus des scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète, et ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.
A.Louis--LCdB