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Une épreuve "maintenue" mais assortie "d'aménagements": le coup d'envoi du brevet des collèges aura bien lieu vendredi, malgré l'épisode de canicule exceptionnelle en cours, a annoncé mercredi le ministre de l'Éducation nationale, une décision qui ne convainc pas les syndicats.
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"L'épreuve de français du brevet", qui lancera vendredi le diplôme national du brevet (DNB) "comme toutes les épreuves des examens du matin, est maintenue puisqu'elle est le matin", a déclaré Édouard Geffray à la presse.
Alors que la France, et plus largement l'Europe, est frappée par une canicule exceptionnelle qui devrait se prolonger plusieurs jours, l'épreuve bénéficiera d'un "certain nombre d'aménagements pour permettre aux élèves d'être dans des situations un peu plus confortables", a précisé le ministre.
Les responsables des centres d'examen pourront "décider de deux pauses" de 15 mn entre les trois étapes de l'examen, a-t-il détaillé.
En outre, "toutes les règles qui d'habitude président, notamment le fait qu'on n'a pas le droit d'aller aux toilettes pendant la première étape, ne trouveront pas à s'appliquer", a-t-il ajouté. Les élèves ne seront pas "les uns sur les autres", a assuré M. Geffray.
"On n'est pas dans une configuration habituelle où vous avez 30 élèves côte à côte", a-t-il insisté. "On est sur des salles qui généralement abritent entre 10 et 15 élèves."
- "Aucune solution entièrement satisfaisante" -
Maintenir l'épreuve de français est "une décision dangereuse", dénonce le Snalc dans un communiqué, qui fait peser un "risque maximal pour les candidats, comme pour les collègues".
En 2019, le ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule.
"Devoir gérer des sorties incessantes des élèves entre les composantes de l'épreuve, ça va être un bazar sans fin", prédit auprès de l'AFP Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa, qui réclamait également un report des épreuves.
"Il n'y avait aucune solution entièrement satisfaisante", souligne Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU.
"Les deux options avaient des limites: le reporter, c'était allonger le calendrier et avec des incertitudes de météo et de conditions de correction. Le maintenir, c'est le tenir dans des conditions très difficiles pour les élèves et les personnels", poursuit-elle.
- Un calendrier à repenser -
De son côté, Patrick Bedel, secrétaire général adjoint du syndicat des chefs d'établissement ID-FO, plaidait pour le maintien du brevet en l'avançant à 8H00 plutôt que de le maintenir à 9H00.
Vendredi, "ça permettait de finir à 11H15 pour la majorité des élèves", sans compter ceux bénéficiant d'un tiers-temps pour compenser un handicap, "c'était raisonnable", estime-t-il.
Une option envisagée par le ministre pour le futur. "Il faut qu'on repense très clairement l'organisation des examens pour tout mettre le matin, oraux, comme écrits, au cours des années à venir", a répété Édouard Geffray mercredi. Les épreuves de brevet pourraient "commencer plus tôt le matin", à 8H00, comme pour les écrits du bac, a-t-il ajouté.
Des travaux seront lancés cet été, dès juillet, pour repenser le calendrier des examens, dont les conclusions seront présentés à la rentrée.
Si le calendrier du brevet n'est pas modifié, la canicule bouleverse quelque peu celui des oraux du baccalauréat. En tout, 10.300 candidats au grand oral et aux oraux anticipés de français, sur un total de 120.000 à 130.000 par jour auront vu leurs épreuves décalées cette semaine.
Au niveau des écoles, 6.000 ont annoncé être soit fermées, pour 788 d'entre elles, soit aménagées pour la journée de mercredi. Un chiffre "à prendre avec précaution", a souligné le ministre, rappelant que le mercredi est en soi un jour où les écoles sont fermées.