Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Une nouvelle manifestation interdite contre les bassines, devenues le symbole des tensions autour de l'eau, donne lieu à de violents affrontements samedi dans les Deux-Sèvres, où des milliers de personnes ont convergé dont de nombreux militants radicaux.
Taille du texte:
Un long cortège a commencé à défiler en fin de matinée, composé d'au moins 6.000 personnes selon la préfecture et d'environ 25.000 selon les organisateurs - le collectif d'associations "Bassines non merci", le mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre et la Confédération paysanne.
Plus de 3.000 gendarmes et policiers ont été mobilisés par les autorités, alors qu'"au moins un millier" d'activistes violents, en partie venus de l'étranger dont l'Italie, "prêts à en découdre avec les forces de l'ordre", sont présents.
"Le but, c'est d'approcher et d'encercler la bassine pour faire stopper le chantier", a affirmé un membre des Soulèvements de la Terre au départ du cortège qui s'est ensuite scindé en plusieurs groupes à cette fin.
A l'approche du chantier, défendu par les forces de l'ordre, de violents affrontements ont éclaté rapidement avec des militants radicaux, à coups de multiples jets de projectiles, de tirs de mortier et d'explosifs d'un côté; de gaz lacrymogènes et de canon à eau de l'autre, selon des journalistes de l'AFP.
Vers 13H30, les abords de la bassine ressemblaient à une scène de guerre, avec de très nombreuses détonations, qu'observaient de loin, et au son des bandas, la plupart des manifestants restés pacifiques. Plusieurs véhicules de gendarmerie ont pris feu sous les vivats de certains.
Aucun bilan n'a été fourni pour l'instant mais des appels aux "medics" commençaient à se faire entendre et la gendarmerie a diffusé l'image d'un photographe blessé à la tête.
- "Faire front" -
"Alors que le pays se soulève pour défendre les retraites, nous allons simultanément faire front pour défendre l'eau", revendiquent les organisateurs, qui ont installé un campement à quelques kilomètres de Sainte-Soline, sur la commune de Vanzay, en bordure du périmètre d'interdiction.
"Ne tombez pas dans la violence, la vraie violence c'est celle de l'État", avait précédemment lancé à la foule Julien Le Guet, porte-parole de "Bassines non merci", sous le coup d'un contrôle judiciaire qui le prive de manifestation.
Le dispositif de sécurité est deux fois plus important que lors de la dernière manifestation. "Il y a une très grande mobilisation de l'extrême gauche et de ceux qui veulent s'en prendre aux gendarmes et peut-être tuer des gendarmes et tuer les institutions", avait justifié Gérald Darmanin vendredi sur Cnews.
Des armes avaient été saisies en amont du rassemblement - boules de pétanque, frondes, lance-pierres, produits incendiaires, couteaux et haches selon la gendarmerie - et 11 personnes interpellées, dont sept sont actuellement en garde à vue, selon le parquet de Niort.
- Substitution -
La bassine de Sainte-Soline fait partie d'un ensemble de 16 retenues, d'une capacité totale d'environ six millions de mètres cubes, qui doivent être construites dans le cadre d'un projet porté par une coopérative de 450 agriculteurs, soutenu par l'État mais contesté de longue date.
Il vise à stocker de l'eau puisée dans les nappes superficielles en hiver, afin d'irriguer les cultures en été quand les précipitations se raréfient, selon un principe de "substitution". Ses partisans en font une condition de la survie des exploitations face à la menace de sécheresses récurrentes.
Son coût de 70 millions d'euros est financé à 70% par des fonds publics en échange de l'adoption de pratiques agroécologiques par les bénéficiaires, une vaine promesse selon les opposants qui dénoncent un "accaparement" de l'eau par "l'agro-industrie" à l'heure du changement climatique.
"Il y a seulement 6% de la surface agricole utile qui est irriguée en France et il y a 100% des agriculteurs qui subissent la sécheresse", a déclaré Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, samedi sur RMC.
Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, a défendu quant à lui sur France Inter un projet "exemplaire" en termes de "sobriété" agricole.