Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
En déplacement au plus grand réservoir d'eau douce d'Europe de l'Ouest, Emmanuel Macron a voulu préparer la France aux sécheresses causées par le réchauffement climatique et annoncé jeudi un "plan de sobriété" sur l'eau pour tous les secteurs économiques et les particuliers, tout en ménageant les agriculteurs.
Taille du texte:
Le président a annoncé un objectif de 10% de réutilisation des eaux usées d'ici 2030, alors que la France est très en retard sur ce sujet. Redoutant "des situations de grand stress l'été prochain" sur cette ressource menacée par le réchauffement climatique, il a salué au bord du lac de Serre-Ponçon un objectif représentant une économie de "3.500 bouteilles d'eau par Français et par an".
"Il ne s'agit pas de privatiser l'eau ou de permettre à certains de se l'accaparer", leur a répondu le président, cinq jours après les affrontements à Sainte-Soline entre manifestants et gendarmes. Des milliers de gens étaient "simplement venus faire la guerre", a commenté M. Macron.
Attendu au lac de Serre-Ponçon par quelque 200 manifestants contre la réforme des retraites, qui scandaient "Macron démission" encadrés par la CGT et la Confédération paysanne, Emmanuel Macron a estimé que cette contestation "ne (l')empêche pas d'aller à la rencontre des Français".
"Il détourne l'attention, il sait très bien le faire, des vrais sujets", regrette Julie, une manifestante de 40 ans venue de la commune voisine de Guillestre.
Deux manifestants ont été interpellés avant l'arrivée du chef de l'État.
- Pas de baisse des prélèvements agricoles -
"Un plan de sobriété sur l'eau" sera demandé "à chaque secteur" d'"ici à l'été", a prévenu Emmanuel Macron en appelant à la responsabilisation de chacun et pas seulement de l'agriculture, première consommatrice d'eau via l'irrigation (plus de 2 milliards de m3), pratiquée seulement sur 7% des surfaces cultivées mais le plus souvent en été, quand la ressource est rare.
"On ne redemande pas un effort supplémentaire aux agriculteurs" dans ce plan, s'est félicité jeudi leur ministre Marc Fesneau, qui avait renoncé à accompagner le président pour être à Angers au congrès de la FNSEA, le syndicat majoritaire, très satisfait d'avoir échappé à des contraintes pour baisser ses prélèvements.
Du côté des ONG environnementales, la nécessité de réinventer le modèle agricole pour l'adapter au changement climatique invoquée par le président est saluée, mais le WWF a déploré un manque de détails concrets et Générations futures l'absence de mesures fortes contre les pollutions chimiques.
Après une canicule et une sécheresse historiques à l'été 2022, l'hiver en France a été particulièrement sec avec un record de 32 jours sans pluie, ce qui n'a pas permis de reconstituer les nappes phréatiques et a exposé la fragilité d'un pays tempéré, pourtant riche en eau, face aux conséquences du réchauffement climatique.
Pour les efforts à mener, le président a cité "l'énergie, l'industrie, le tourisme, les loisirs" mais les particuliers seront également priés de limiter leur consommation, à l'aide d'un "EcoWatt de l'eau" sur le modèle de l'instrument mis en place pour réduire la consommation d'électricité.
Ils y seront incités par la généralisation en France d'une "tarification progressive et responsable" de l'eau, déjà annoncée en 2019 mais restée au stade de l'expérimentation. Les "premiers mètres cubes" seront "facturés à un prix modeste, proche du prix coûtant", mais "au-delà d'un certain niveau, le prix du mètre cube sera plus élevé".
Dans un autre secteur très consommateur, le président a annoncé un programme d'investissements pour adapter au changement climatique les centrales nucléaires, troisièmes consommatrices d'eau en France (12%) à cause de leur besoin de refroidissement.
Les débit des cours d'eau pourraient baisser de 10 à 40% en France autour de la moitié du siècle, selon Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM).