Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les violents affrontements entre l'armée soudanaise et les paramilitaires ont repris dimanche à Khartoum, alors qu'une fragile trêve de trois jours, qui n'a jamais été vraiment respectée sur le terrain, est sur le point d'expirer.
Taille du texte:
Des millions de Soudanais sont pris au piège des bombardements et des tirs antiaériens depuis le déclenchement le 15 avril d'une impitoyable guerre de pouvoir entre l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane et son numéro deux, le général Mohamed Hamdane Daglo, qui commande les Forces de soutien rapide (FSR), des paramilitaires particulièrement redoutés.
Tout comme la première trêve, sa prolongation n'a pas fait taire les armes à Khartoum et d'autres régions, en particulier au Darfour. Ce cessez-le-feu arrive à expiration dimanche à minuit (22H00 GMT).
La guerre a fait 528 morts et 4.599 blessés, selon des chiffres officiels largement sous-évalués, et les deux camps s'accusent mutuellement de violer la trêve.
"Il y a de très violents combats, des coups de feu résonnent dans ma rue toutes les quelques minutes depuis l'aube", rapporte un témoin à l'AFP.
- "Intensifier les efforts" -
Alors que les combats entrent dans leur troisième semaine, les cinq millions d'habitants de la capitale, quand ils ne fuient pas, restent barricadés, essayant de survivre aux pénuries de nourriture, d'eau et d'électricité.
Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées à l'intérieur du Soudan ou ont entrepris des voyages harassants vers les pays voisins, le Tchad, l'Egypte, l'Ethiopie et le Soudan du Sud.
Les gouvernements étrangers ont évacué leurs ressortissants et des citoyens d'autres nationalités, surtout depuis Port-Soudan vers Jeddah, en Arabie saoudite, sur l'autre rive de la mer Rouge.
Malgré les appels de la communauté internationale, aucune solution diplomatique n'est en vue entre les deux rivaux en treillis, qui continuent de s'invectiver par médias interposés.
"L'ONU intensifie ses efforts pour aider les personnes en quête de sécurité dans les pays voisins", assure sur Twitter son Secrétaire général Antonio Guterres, qui dit soutenir toute médiation africaine.
Selon l'ONU, 75.000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays et au moins 20.000 ont fui vers le Tchad, 4.000 vers le Soudan du Sud, 3.500 vers l'Ethiopie et 3.000 vers la Centrafrique. Au total, jusqu'à 270.000 personnes pourraient fuir si la guerre continue.
Les autorités soudanaises indiquent que les combats touchent 12 des 18 Etats qui composent ce pays de 45 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde.
- "Tribus armées" -
Selon l'ONU, une centaine de personnes ont été tuées depuis lundi à El-Geneina, chef-lieu du Darfour-Ouest, une région encore marquée par la sanglante guerre civile des années 2000.
Les "violences armées entre tribus" ont causé la destruction de l'hôpital principal de la ville, affirme le ministère de la Santé.
Le chef de l'ONU a mis en garde contre une situation "terrible" au Darfour, où "la société s'effondre" avec "des tribus qui essaient désormais de s'armer".
Alors que le drame humanitaire empire, Médecins sans frontières (MSF) a annoncé avoir dû "arrêter la quasi-totalité de (ses) activités" à cause des violences.
A la tête des miliciens Janjawid, le général Daglo, dit "Hemedti", avait mené la politique de la terre brûlée au Darfour, sur ordre de Omar el-Béchir, l'ancien dictateur renversé en 2019 par la rue.
La guerre déclenchée en 2003 avait fait environ 300.000 morts et près de 2,5 millions de déplacés, selon l'ONU. Depuis, les Janjawid ont évolué et ont officiellement donné naissance en 2013 aux FSR, supplétif paramilitaire de l'armée.
Aujourd'hui rivaux, les généraux Burhane et Daglo avaient pourtant fait front commun lors du putsch de 2021 pour évincer les civils avec lesquels ils partageaient le pouvoir depuis la chute d'Omar el-Béchir.
Mais des divergences sont ensuite apparues et, faute d'accord sur l'intégration des FSR dans l'armée, ont dégénéré en guerre ouverte.