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Tirs croisés de roquettes et de missiles entre la bande de Gaza et le sud d'Israël : un nouvel embrasement a fait sept morts côté palestinien mercredi, portant à 22 le nombre de personnes ayant péri à Gaza depuis la veille.
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Il s'agit de l'escalade la plus grave entre des groupes armés palestiniens à Gaza et Israël depuis août 2022, et l'Egypte, médiateur traditionnel entre les belligérants s'active pour obtenir un cessez-le-feu.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est "très inquiet" et les Nations unies veulent s'assurer "qu'il n'y aura pas d'escalade" supplémentaire, a indiqué un porte-parole onusien à New York.
Mais vers 19h30 (16h30 GMT), plusieurs dizaines de roquettes ont encore été tirées à partir de la bande de Gaza vers le territoire israélien, déclenchant des tirs de barrages antimissiles côté israélien avant de nouvelles frappes aériennes sur Gaza, selon des journalistes de l'AFP.
Depuis les premiers tirs de roquettes, en début d'après-midi, des sirènes d'alerte ont retenti dans des localités israéliennes autour de la bande de Gaza, mais aussi jusqu'à Beersheva à l'est, et aussi loin que Tel-Aviv, au nord. Les services de secours israéliens n'ont fait état d'aucun blessé.
Avant les dernières salves, plus de 270 roquettes avaient été tirées vers Israël, selon l'armée israélienne.
- Rampes de lancement -
Le Jihad islamique, ciblé par les frappes israéliennes depuis mardi, avait promis une "réponse de même ampleur que les crimes contre notre peuple et nos combattants".
A Gaza, territoire sous le contrôle du mouvement islamiste Hamas depuis 2007, le ministère de la Santé a fait état de sept morts mercredi dans les raids.
Parmi eux, une fillette de 10 ans, dont un journaliste de l'AFP a vu la dépouille. Quatre combattants du Front populaire de libération de la Palestine ont également été tués, selon cette organisation.
L'armée israélienne a indiqué avoir ciblé "plus de 40 rampes de lancement de roquettes et d'obus de mortier" appartenant au Jihad islamique, après avoir visé des combattants.
Mardi, 15 personnes, dont quatre enfants, avaient péri, d'après les autorités de Gaza. Le Jihad islamique, qualifié de "terroriste" par Israël, l'Union européenne et les Etats-Unis, a annoncé la mort de plusieurs de ses combattants.
"L'Egypte tente de faciliter l'obtention d'un cessez-le-feu", a déclaré à l'AFP en soirée un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat. A Gaza, des sources proches du Hamas et du Jihad islamique ont corroboré ces efforts de médiation, confirmés de source égyptienne.
Le Jihad islamique "implore une trêve", a affirmé le ministre des Affaires étrangères israélien Eli Cohen.
La bande de Gaza, territoire exigu miné par la pauvreté et le chômage où vivent 2,3 millions de Palestiniens sous blocus israélien, a été le théâtre de plusieurs guerres avec Israël depuis 2008.
"J'ai l'impression qu'une guerre va éclater, il y a de la tension et de la peur", a dit à l'AFP Monther Abdallah, un habitant de Gaza de 50 ans.
Amos Guetta, un résident d'Ashkelon de 58 ans, a dit à l'AFP être à la fois "angoissé et satisfait que quelque chose soit fait pour empêcher" les tirs de roquettes.
- "Nous sommes prêts" -
"Nous sommes prêts pour une possible opération renforcée et des frappes fortes sur Gaza", a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Des échanges de tirs avaient déjà eu lieu entre Gaza et Israël la semaine dernière après la mort dans une prison israélienne d'un responsable du Jihad islamique en grève de la faim.
En août 2022, trois jours d'affrontements entre Israël et le Jihad islamique avaient causé la mort de 49 Palestiniens, dont au moins 19 enfants d'après l'ONU. Environ 200 roquettes avaient été tirées de Gaza vers Israël, faisant trois blessés.
En Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, deux membres de la branche armée du Jihad islamique ont été tués mercredi lors d'une incursion israélienne près de Jénine (nord).
Depuis le début de l'année, au moins 132 Palestiniens, 19 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien ont été tués dans des violences liées au conflit israélo-palestinien, selon un décompte de l'AFP à partir de sources officielles israéliennes et palestiniennes.
Ces statistiques incluent, côté palestinien, des combattants et des civils parmi lesquels des mineurs, et côté israélien, en majorité des civils dont des mineurs, et trois membres de la minorité arabe.