Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les Etats-Unis se préparent à une situation potentiellement "chaotique" avec la levée, jeudi à 23H59, d'une mesure verrouillant l'accès à leur territoire depuis le début de la pandémie, un changement qui sème rumeurs et confusion chez les milliers de migrants attendant à la frontière avec le Mexique.
Taille du texte:
Y aura-t-il un afflux? Face aux républicains qui l'accablent et exigent le maintien de cette mesure, le "Titre 42", le gouvernement du démocrate Joe Biden répète sans relâche que "la frontière n'est pas ouverte" et que les autorités ont adopté de nouvelles restrictions au droit d'asile.
Mais "même après deux ans de préparatifs, nous nous attendons à voir un grand nombre d'arrivées à notre frontière sud dans les jours et les semaines suivant le 11 mai", a admis le ministre de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, tandis que le président Biden lui-même affirmait que la situation serait "chaotique pendant un moment".
Pour se préparer, l'Etat fédéral a mobilisé "plus de 24.000 agents et forces de l'ordre" à la frontière, en plus de 4.000 militaires.
- Restrictions à l'asile -
La levée du "Titre 42" est prévue à 23H59 heure de Washington (03H59 GMT vendredi), mais certains migrants se dépêchent de passer la frontière avant cette échéance pour demander l'asile, de crainte que le changement de règles ne les empêche de le faire pendant cinq ans.
Les autorités observent déjà "un nombre élevé d'arrivées dans certains secteurs", selon M. Mayorkas.
Le "Titre 42", censé limiter la propagation du Covid-19, conférait la possibilité aux autorités américaines de refouler immédiatement tous les migrants entrés dans le pays, y compris les demandeurs d'asile. En trois ans, il a été utilisé à 2,8 millions de reprises.
De nouvelles restrictions au droit d'asile, finalisées par les ministères américains de la Justice et de la Sécurité intérieure, entreront en vigueur jeudi soir.
Avant de se présenter à la frontière, les demandeurs d'asile, à l'exception des mineurs isolés, devront désormais avoir obtenu un rendez-vous sur une application téléphonique mise en place par les gardes-frontières, ou s'être vu refuser l'asile dans un des pays traversés lors de leur périple migratoire.
Dans le cas contraire, leur demande sera présumée illégitime et ils pourront faire l'objet d'une procédure d'expulsion accélérée, leur interdisant pendant cinq ans l'entrée sur le sol américain.
Confrontés aux changements des dispositifs migratoires, aux rumeurs propagées par les passeurs et à une procédure en ligne complexe, les migrants qui s'entassent dans le nord du Mexique témoignent d'un casse-tête.
- Pleurs et frustrations -
L'application "CBP One", conçue pour centraliser les demandes d'asile aux Etats-Unis, est au coeur des frustrations des migrants à la frontière, où téléphones, wifi et électricité sont un luxe.
A cause de ses bugs fréquents, "c'est un cauchemar, un véritable supplice. Cette application nous mine émotionnellement et psychologiquement", dit Juan Pavon, un commerçant qui a fui le Venezuela avec sa famille, tandis que sa fille Ana Paola, 14 ans, pleure à chaudes larmes: une actualisation de l'application a effacé toutes ses données.
Les migrants viennent principalement d'Amérique latine mais aussi de Chine, de Russie ou de Turquie.
Rencontré dans le centre-ville d'El Paso, où une ONG distribue de la nourriture aux quelques personnes présentes, Luis Rodriguez, 24 ans, venu du Venezuela, explique ne pas avoir assez d'argent pour se payer le transport jusqu'à Washington, où il veut rejoindre des amis.
"Je vais chez le coiffeur pour voir s'ils me laissent travailler" pour rassembler la somme, dit-il.
L'exécutif démocrate tient, sur le sujet brûlant de l'immigration, à afficher une politique équilibrée, tandis que les républicains accusent Joe Biden, à nouveau candidat pour 2024, d'avoir transformé la frontière en "passoire".
Ainsi pour l'ex-président républicain Donald Trump, jeudi sera "un jour d'infamie".
"Vous allez avoir des millions de gens qui afflueront dans notre pays", a-t-il lancé mercredi sur CNN.
Afin d'encourager les voies légales d'immigration, Washington a prévu d'ouvrir à terme une centaine de centres à l'étranger pour étudier les dossiers sur place. Les premiers sont prévus en Colombie et au Guatemala.