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Une frappe russe a fait quatre morts dans l'est de l'Ukraine lundi, au moment où Volodymyr Zelensky obtenait un soutien militaire accru de Londres avec des drones de longue portée dans la perspective d'une contre-offensive contre les forces russes.
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Cette frappe à Avdiïvka, situé sur la ligne de front proche de Donetsk, a touché un hôpital, a précisé le gouverneur de la région Pavlo Kyrylenko.
Elle intervient alors que Kiev a revendiqué le "premier succès" de son assaut autour de Bakhmout (est), où l'armée ukrainienne affirme avancer pour défendre la ville, épicentre des combats depuis plusieurs mois et aujourd'hui majoritairement contrôlé par les Russes.
A l'inverse, la Russie dit de son côté avancer au sein même de cette ville, qu'elle tente inlassablement de conquérir depuis l'été dernier, au prix de pertes importantes et sans succès à ce stade.
Les observateurs doutent de la portée stratégique de la conquête de cette ville pour Moscou, mais elle permettrait au Kremlin d'afficher une victoire après plusieurs revers humiliants.
Sur place, le groupe paramilitaire Wagner est épaulé par l'armée régulière russe, bien que son chef, l'homme d'affaires Evguéni Prigojine, accuse régulièrement la hiérarchie militaire de ne pas donner suffisamment de munitions à ses hommes pour pouvoir conquérir Bakhmout.
- "Centaines" de drones d'attaque -
Cette première percée revendiquée par l'Ukraine dans sa région du Donbass intervient au moment où le président Zelensky effectue une tournée dans plusieurs chancelleries européennes pour réclamer plus d'armes et d'équipements militaires pour ses hommes.
Après Rome, Berlin et Paris, il a rencontré près de Londres le Premier ministre Rishi Sunak.
Le gouvernement britannique a promis la livraison à Kiev, "dans les prochains mois", de "centaines" de missiles anti-aérien et de drones d'attaque de longue portée (200 kilomètres). Ces derniers s'ajouteront aux missiles de croisière Storm Shadow promis la semaine dernière par Londres, une première pour ce type d'armement que l'Ukraine réclamait depuis des mois pour frapper des objectifs loin derrière la ligne de front.
Moscou a déjà affirmé avoir abattu un de ces missiles.
Le renforcement de l'aide britannique provoquera "encore plus de destructions" mais n'aura "pas d'impact important sur le déroulement" du conflit, a averti le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
Mais Rishi Sunak a rétorqué que l'aide britannique s'inscrivait sur le long terme, y compris pour "les arrangements de sécurité" nécessaires une fois que l'Ukraine aura repris son territoire. Il a aussi assuré que Londres jouerait un "rôle clé" dans la "coalition" que Kiev veut réunir pour lui livrer des avions de combat, jusqu'à présent sans succès.
"Je pense que cela va arriver très prochainement, vous allez apprendre des décisions que je pense très importantes", a estimé Volodymyr Zelensky lundi, se disant "très optimiste".
Aucune capitale européenne ne s'est jusqu'ici avancée à fournir de tels avions à Kiev mais Londres va déjà former dès cet été des pilotes ukrainiens.
Dimanche, M. Zelensky avait reçu à Paris l'engagement renouvelé de la France, notamment dans le domaine des blindés légers, particulièrement utiles sur le champ de bataille.
"Dans les semaines à venir, la France formera et équipera plusieurs bataillons avec des dizaines de véhicules blindés et de chars légers, dont des AMX-10 RC", selon une déclaration commune.
- Envoyé chinois à Kiev -
Côté allemand, après les atermoiements du chancelier allemand Olaf Scholz à livrer des armes, Berlin a annoncé un nouveau paquet d'aide militaire à l'Ukraine de 2,7 milliards d'euros, incluant notamment des dizaines de chars, blindés, drones de surveillance et quatre nouveaux systèmes de défense antiaériens Iris-T.
Toujours sur le plan diplomatique, l'émissaire chinois Li Hui, représentant spécial pour les affaires eurasiatiques chargé de discuter du règlement de la guerre en Ukraine, se rendra à Kiev mardi et mercredi, selon un haut responsable gouvernemental ukrainien.
Ce déplacement s'inscrit dans une tournée plus large comprenant également la Pologne, la France, l'Allemagne et la Russie, où M. Li doit discuter "d'un règlement politique de la crise ukrainienne", selon Pékin.