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"Le pays avance": Emmanuel Macron a voulu montrer lundi que la page des retraites commençait à être tournée au terme d'une série d'annonces sur la réindustrialisation, fort du coup de pouce du milliardaire Elon Musk qui lui a fait miroiter un investissement en France.
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"Je suis confiant dans le fait que Tesla fera des investissements significatifs en France à l'avenir", a lancé, sans plus de détail, le patron de la société pionnière dans les voitures électriques, après avoir été notamment reçu par le chef de l'Etat à l'Elysée.
Celui qui est aussi patron de SpaceX et actionnaire majoritaire de Twitter s'est dit "impressionné par l'accueil réservé par le président Macron et le gouvernement français à l'industrie".
Mis en difficulté depuis le début de l'année par la crise des retraites, le président de la République cherche à rebondir politiquement et il multiplie les déplacements et annonces sur la revitalisation de l'industrie française, en particulier dans le domaine des voitures électriques.
"On avance et il y a une détermination", "le pays continue à créer", a-t-il lancé dans un entretien au 20 heures de TF1 insistant une nouvelle fois, comme il l'a fait à maintes reprises depuis une semaine, sur la "constance" de sa politique économique pour baisser le coût du travail et attirer les investisseurs, tout en accélérant la transition écologique.
"Même quand il y a des contestations, on ne change pas, on ne fait pas tête à queue", a-t-il plaidé, "les investisseurs voient la force de ce qu'on a fait".
Il a esquissé d'autres bonnes nouvelles pour les Français.
En promettant de "concentrer" sur "les classes moyennes" les deux milliards d'euros de baisses d'impôts pour les ménages prévus d'ici 2027, même s'il n'a donné ni détail ni date précise. Et en se fixant l'objectif "qu'on absorbe" l'inflation sur les produits alimentaires qui rogne le pouvoir d'achat "d'ici à l'automne".
Emmanuel Macron, qui doit entamer cette semaine un nouveau chapitre diplomatique avec plusieurs déplacements internationaux, a aussi récusé toute forme de "mépris" à l'égard des Français.
Les casserolades qui accompagnent ses déplacements se sont progressivement faites moins audibles, alors que les syndicats s'apprêtent mardi à reprendre le dialogue avec l'exécutif.
- Batteries et panneaux solaires -
Le plus gros des 28 projets d'investissements avait été dévoilé par Emmanuel Macron vendredi à Dunkerque, dans le Nord: 5,2 milliards d'euros pour une gigafactory de batteries nouvelle génération du taïwanais ProLogium - qui ne les a encore jamais produites en grande série - avec 3.000 emplois à la clé.
Le montant des subventions publiques pour ce projet, que Bruxelles doit encore valider, n'a pas été rendu public mais se situerait entre 1 et 1,5 milliard d'euros, selon le journal Les Echos. Un montant que Bruno Le Maire n'a pas voulu confirmer.
Autre projet phare, l'implantation à Sarreguemines, en Moselle, d'une usine de panneaux photovoltaïques par Holosolis, émanation du groupe européen Innoenergy, pour 710 millions d'euros, représentant 1.700 emplois.
Avec une production annuelle de 5 gigawatts, cette usine qui commencera à produire en 2025 sera "capable de rendre indépendants un million de foyers européens par an" en électricité, a expliqué à l'AFP le président de Holosolis, Jan Jacob Boom Wichers.
Dans l'énergie également, la start-up Newcleo annonce trois milliards d'investissements sur la période 2025-2030 pour développer un petit réacteur modulaire de type SMR.
Parmi les autres projets, le géant suédois de l'ameublement Ikea annonce 906 millions d'euros d'investissements en France d'ici 2026, dont la création d'un centre logistique près de Toulouse.
Dans la pharmacie, Pfizer injecte 500 millions d'euros supplémentaires et le britannique GSK près de 400 millions.