Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
L'opposant sénégalais Ousmane Sonko est "plus que serein" selon un avocat après le procès pour viols qui s'est tenu en son absence et qui pourrait entraver sa candidature à la présidentielle en 2024 au bout de deux ans de tensions politico-judiciaires.
Taille du texte:
Les Sénégalais pourraient connaître la semaine prochaine le dénouement d'une histoire qui défraie la chronique depuis 2021.
La chambre criminelle a mis sa décision en délibéré au 1er juin.
Le procureur Abdou Karim Diop a requis la condamnation de M. Sonko à dix ans de réclusion pour viols, ou au minimum à cinq ans de prison pour "corruption de la jeunesse", ainsi qu'un an de prison pour les menaces de mort qu'il aurait proférées contre la plaignante.
La commission des viols ne fait pas de doute, a argué le magistrat dans un réquisitoire expéditif.
M. Sonko, 48 ans, est visé par la plainte d'Adji Sarr, 23 ans, employée du salon Sweet Beauté. La jeune femme, devenue une célébrité à son corps défendant et placée sous protection policière, a maintenu que M. Sonko avait abusé d'elle - "cinq fois" - entre 2020 et début 2021 et l'avait menacée de mort si elle parlait.
Des témoins ont contesté sa déposition sur différents points.
L'enjeu dépasse les moeurs. M. Sonko risque son éligibilité, déjà compromise par une condamnation à six mois avec sursis pour diffamation contre un ministre. Le président du parti Pastef-les Patriotes, troisième de la présidentielle en 2019, a toujours réfuté les accusations et crié au complot du pouvoir pour l'écarter de la présidentielle.
M. Sonko est populaire chez les moins de 20 ans qui représentent la moitié de la population. La mobilisation de ses supporteurs à l'occasion de ses rendez-vous avec la justice a donné lieu à des incidents et des troubles, y compris mortels. La tension s'annonce à nouveau forte autour du 1er juin.
Disant craindre pour sa sécurité et remettant en cause l'impartialité de la justice, M. Sonko a décidé de ne pas comparaître.
Il est présumé se trouver à Ziguinchor (sud), dont il est le maire et où il est retiré depuis plusieurs jours, quasiment invisible. Ses partisans montent une garde étroite et menaçante autour de son domicile pour parer une éventuelle tentative d'arrestation.
- Avocats absents -
A Ziguinchor aussi, l'affaire divise. Le président "Macky Sall s'acharne contre Sonko depuis cinq ans, simplement parce qu'il suscite l'espoir", s'indigne Amadou Badji, un retraité de 75 ans. "Depuis l'indépendance du Sénégal, je n'ai jamais vu une pareille histoire".
Algassim Diallo, vendeur de café de 33 ans, exprime un autre sentiment répandu: "On en a ras-le-bol de ce procès. Ça fait deux ans maintenant que le Sénégal est pris en otage pour une histoire de viols. Tout est au ralenti, commerçants, chauffeurs, tout le monde se plaint. Il est l'heure de passer à autre chose".
M. Sonko, lui, "est plus que serein", a dit à l'AFP Me Ciré Clédor Ly, l'un de ses avocats qui a dit se trouver auprès de lui à Ziguinchor. Après le procès, "le monde est édifié sur le complot d'Etat, (argumentaire) qui a toujours été soutenu" par la défense, a-t-il dit.
Le gouvernement dément toute instrumentalisation de la justice et allègue une affaire privée.
Personne n'a défendu M. Sonko mardi au procès. Ses avocats ont quitté l'audience. Les avocats de sa co-accusée, Mme Ndèye Khady Ndiaye, la patronne du salon de beauté jugée pour complicité, ont fait de même. L'accusée, enceinte de huit mois, a fait face seule aux juges. Personne n'a plaidé pour elle.
Le procès a donné lieu, en dehors de tout huis clos, à un extraordinaire exposé dans les détails les plus crus, rompant avec la pudeur de mise dans la société sénégalaise, avec des échanges sur la virginité de la plaignante et les prélèvements de sperme effectués sur elle.
Le procès a aussi offert une plongée dans le fonctionnement discret d'un établissement à l'heure du couvre-feu pendant la pandémie, avec les différents types de massage proposés à l'insu d'une grande partie d'une population très observante.
M. Sonko, marié, père de famille, a reconnu être allé se faire masser, mais pour apaiser des douleurs de dos chroniques et après avoir demandé l'assentiment d'un conseiller spirituel, assure-t-il.
La plainte d'Adji Sarr a passagèrement mis la question du viol sur la place publique où elle est volontiers passée sous silence. Adji Sarr a été attaquée et menacée sur les réseaux sociaux. Elle a toujours réclamé justice.