Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les Etats-Unis ont annoncé jeudi des sanctions au Soudan, où une vingtaine de civils ont été tués dans des bombardements sur un marché de Khartoum, dernier épisode meurtrier d'une guerre qui ne connaît pas de répit.
Taille du texte:
"Il y a des tirs d'artillerie lourde", rapporte à l'AFP un habitant de la banlieue nord de Khartoum, sous un déluge de feu depuis la veille.
Lundi soir, l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo avaient pourtant accepté une nouvelle trêve. Mais, après une dizaine de cessez-le-feu violés, celui-ci a également fait long feu.
Alors que de nouveaux civils sont tombés sous les tirs et que l'armée a mis fin aux négociations censées créer des couloirs sécurisés pour les civils et l'aide humanitaire, la Maison blanche a durci le ton jeudi.
Elle a annoncé des sanctions économiques et des restrictions de visas "contre les acteurs qui entretiennent la violence" au Soudan, sans toutefois les nommer.
"Les sanctions sont un outil", convient le chercheur Alex de Waal. Mais le Soudan, sous sanctions américaines durant deux décennies, représente "un cas classique de sanctions qui n'ont jamais rien résolu", poursuit-il.
Car les deux généraux en guerre sont insaisissables: le général Daglo passe pour l'un des hommes les plus riches du Soudan grâce à son empire de mines d'or et le général Burhane, comme tous ses pairs, a développé sous l'embargo des techniques pour contourner les sanctions internationales.
Pour l'auteure soudanaise Raga Makawi, les sanctions ont principalement "des conséquences dévastatrices sur la population: elles détruisent l'économie et font tout basculer dans des transactions illégales".
- Appel "urgent" pour des dons de sang -
Sur le terrain, la violence ne fait que grandir. Mercredi, "18 civils ont été tués et 106 autres blessés" par les tirs d'artillerie et les bombardements aériens de l'armée sur un marché dans le sud de Khartoum, rapporte un comité d'avocats des droits humains.
Le "comité de résistance", qui organise l'entraide entre les habitants du quartier, a dénoncé une "situation catastrophique", lançant un appel "urgent" pour "des médecins et des dons de sang".
Au même moment, les FSR tiraient sur des civils "qui voulaient les empêcher de voler la voiture de l'un d'eux", indique le comité. "Trois civils sont morts après avoir été touchés par des balles et empêchés par les FSR d'aller à l'hôpital".
Les combats ont fait plus de 1.800 morts selon l'ONG ACLED, et plus d'un million de personnes, principalement des Soudanais mais aussi des réfugiés au Soudan, sont déplacés dans le pays.
En outre, plus de 350.000 personnes ont fui dans les pays voisins. Plus de 100.000 personnes sont au Tchad, selon l'ONU, chassés par les combats meurtriers au Darfour, de l'autre côté de la frontière, dont des régions entières sont totalement coupées du monde, sans électricité ni téléphone.
Là, de nouveaux appels à armer les civils font redouter une "guerre civile totale", selon le bloc civil évincé du pouvoir par le putsch de 2021 des deux généraux alors alliés.
Heba Rachid a fui Khartoum pour Port-Soudan (est) dans l'espoir de trouver un donateur pour lui payer un billet d'avion ou de bateau vers l'étranger.
"Les FSR ont tout détruit chez nous", raconte-t-elle à l'AFP. Et aujourd'hui, "on ne sait pas comment trouver à manger ni soigner nos enfants".
Selon l'Unicef, plus de 13,6 millions d'enfants ont besoin d'aide humanitaire au Soudan, dont "620.000 en état de malnutrition aiguë qui, pour moitié, pourraient mourir s'ils ne sont pas aidés à temps".
- "Hôpitaux transformés en casernes" -
Aucun couloir n'a été dégagé pour l'aide humanitaire, dont ont désormais besoin 25 des 45 millions de Soudanais. Les rares cargaisons qui ont pu être acheminées ne couvrent qu'une infime partie des immenses besoins.
Jeudi, la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain, a dénoncé "l'attaque de ses entrepôts à El-Obeid", à 350 km au sud de Khartoum, menaçant des stocks de nourriture "vitaux" pour "4,4 millions de personnes".
Déjà avant la guerre, un Soudanais sur trois souffrait de la faim, les longues coupures d'électricité étaient quotidiennes et le système de santé au bord de l'écroulement.
Jeudi, le ministère de la Santé a accusé les FSR d'avoir volé "29 ambulances" et d'avoir transformé "34 hôpitaux" de la capitale en "casernes".
Depuis le début de la guerre, le syndicat des médecins dénonce l'occupation de plusieurs hôpitaux par des belligérants.
Les trois quarts des hôpitaux dans les zones de combat sont hors d'usage, les autres doivent composer avec des réserves quasiment vides et des générateurs à l'arrêt faute de carburant.