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Des électriciens ont procédé mardi à une coupure de courant qui a touché pendant deux heures une large zone d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) qui abrite notamment des sièges de médias et entreprises du numérique, afin de contester la loi de réforme des retraites adoptée ce printemps.
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Les sièges d'Orange, Microsoft France et du groupe France Médias Monde, qui compte notamment la radio RFI et la chaîne d'information France 24, ont confirmé à l'AFP avoir été touchés par cette coupure opérée vers 10H00, notamment depuis un poste-source Enedis, où plusieurs dizaines d'électriciens se sont rassemblés en début de matinée.
Auparavant, le siège d’Orange, privé d'électricité, a été évacué et de nombreux salariés sont rentrés chez eux pour télétravailler, a indiqué la direction à l'AFP.
"Une partie du siège de France Médias Monde est touchée par la coupure et est actuellement alimentée par les groupes électrogènes dans l'attente du retour à la normale", a indiqué pour sa part le groupe à l'AFP, précisant qu'il n'y avait pas eu d'incidence sur la diffusion des programmes.
"Comme plusieurs autres entreprises, notre campus a été touché par une panne d'électricité. Le courant est maintenant rétabli, mais nous avons encouragé nos collaborateurs à travailler depuis leur domicile pour le reste de la journée", a indiqué pour sa part la direction de Microsoft France.
D'autres sièges d'entreprises ont été touchés, comme celui de Bouygues Immobilier, ainsi que des bâtiments de la Poste et de la Sanef, évacués, a constaté l'AFP.
"L'idée, c'est de faire comprendre au gouvernement qu'on est contre ce projet de réforme et qu'on essaye de se faire entendre", a déclaré aux journalistes Frédéric Probel, secrétaire général du syndicat Energie Bagneux.
"Notre mission, c'est de distribuer le gaz et l'électricité H24, si on n'est pas là, il n'y en a pas", a-t-il ajouté, répétant que lui comme ses collègues ne souhaitaient "pas subir cette loi": "on ne veut pas partir à 64 ans et il faut nous laisser notre régime particulier".
"Comment on va faire pour embaucher des gens qui vont bosser en trois huit dans les centrales nucléaires, demain, s'ils n'ont pas un statut protecteur comme on avait?", s'est-il interrogé en conclusion.
Cette action intervient lors de la 14e journée de mobilisation nationale et possiblement la dernière, contre ce texte dont les premiers décrets sont parus dimanche. Outre le recul progressif de l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans, mesure la plus controversée, les électriciens et gaziers rejettent la suppression de leur régime spécial de retraite, plus protecteur.