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Un immeuble a été frappé de plein fouet par un missile qui a fait au moins trois morts et 25 blessés mardi avant l'aube dans le centre de l'Ukraine, alors que Kiev a annoncé que son offensive dans le sud et l'est était "difficile" mais progressait.
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Les autorités ukrainiennes ont également rapporté des frappes nocturnes russes à Kharkiv (nord-est) et à Kiev, où est attendu dans la journée le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi.
A Kryvyi Rih, ville de naissance du président ukrainien Volodymyr Zelensky, située dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), une "attaque massive de missiles" a touché plusieurs endroits de la ville et notamment un immeuble résidentiel, selon les autorités locales.
"Un immeuble de cinq niveaux a été détruit. Selon les premières informations, trois de ses habitants ont été tués. Vingt-cinq personnes ont été blessées et 19 d'entre elles sont à l'hôpital", a rapporté l'administration régionale de Dnipropetrovsk sur son compte Telegram.
L'administration régionale a publié une photo de l'immeuble très endommagé et noirci par les flammes, de la fumée s'échappant des étages.
Outre cet immeuble d'habitation, l'administration de Dnipropetrovsk a recensé deux autres sites "civils" touchés par des explosions, y dénombrant sept autres blessés.
A Kiev, l'administration militaire a également rapporté des frappes nocturnes de "missiles de croisière", tout en assurant que "toutes les cibles ennemies dans l'espace aérien autour de Kiev ont été détectées et détruites avec succès".
De son côté, le maire de Kharkiv (nord-est), Ihor Terekhov a annoncé que des drones avaient été lancés "contre des infrastructures civiles" et que les locaux d'une société et un hangar y ont été endommagés.
- "Sept villages libérés" -
Lundi soir, le président Volodymyr Zelensky a assuré que l'offensive en cours contre les troupes russes était "difficile" mais "progressait".
"Les combats sont difficiles, mais nous progressons, et c'est très important", a-t-il déclaré dans son adresse quotidienne, assurant que "les pertes ennemies sont exactement au niveau dont nous avons besoin".
"La météo n'est pas favorable - la pluie rend notre tâche plus difficile - mais la force de nos soldats donne de bons résultats", a-t-il ajouté, en saluant le retour du drapeau ukrainien dans des "territoires nouvellement libérés".
Plus tôt dans la journée, le gouvernement ukrainien avait affirmé avoir repris depuis ce week-end sept villages dans le sud et l'est du pays.
Plusieurs localités ont notamment été reprises dans la région de Zaporijjia (sud), a précisé la vice-ministre de la Défense Ganna Malyar sur Telegram, en évaluant à 90 km2 la superficie du territoire repris par les Ukrainiens.
Le ministère de la Défense a également affirmé lundi avoir "avancé de 250 à 700 mètres" dans la région de Bakhmout (est), en direction de la veille du même nom, autour de laquelle les deux camps se livrent l'une de leurs plus féroces batailles depuis le début de la guerre.
Moscou a pour sa part affirmé avoir repoussé les attaques ukrainiennes dans la région de Donetsk (est), près de Velyka Novosilka ainsi que près du village de Levadne, proche de Zaporijjia.
Ces affirmations de Moscou et de Kiev n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
- Centrale fragilisée -
Selon les analystes militaires, l'Ukraine n'a pas encore lancé le gros de ses forces dans sa grande contre-offensive. Elle teste actuellement encore le front avec des attaques ciblées pour en déterminer les points faibles.
La contre-offensive ukrainienne va durer "plusieurs semaines, voire mois", a déclaré lundi le président français Emmanuel Macron, en souhaitant qu'elle soit "la plus victorieuse possible pour pouvoir ensuite déclencher une phase de négociation dans de bonnes conditions".
A Vienne, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a confirmé que son directeur, Rafael Grossi, se rendrait mardi à Kiev avant d'aller inspecter la centrale ukrainienne de Zaporijjia, fragilisée après la destruction d'un barrage sur le fleuve Dniepr.
Après Kiev, le chef de l'AIEA prendra la direction de la centrale ZNPP occupée par les forces russes "pour évaluer la situation et organiser une nouvelle rotation d'experts".
Depuis le début de l'invasion, il ne cesse de mettre en garde contre le risque d'un accident nucléaire sur ce site du sud-est de l'Ukraine, où il s'est déjà rendu à deux reprises.