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Les discussions entre négociateurs ukrainiens et hauts responsables américains ne sont "pas faciles", a déclaré une source proche de la délégation ukrainienne à l'AFP, après le début de la réunion dimanche en Floride visant à parler du plan américain pour mettre fin à la guerre avec la Russie.
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"Le processus n'est pas facile, car la recherche de formulation et de solutions se poursuit", a déclaré cette source, précisant toutefois que la discussion était "constructive" et que "tout le monde souhait(ait) un résultat concret afin d'avoir un sujet de négociations ultérieures entre les Etats-Unis et la Russie".
Une autre source haut placée, informée sur les négociations en cours, a déclaré à l'AFP que les Américains, lors de ces discussions, voulaient que "les points finaux (du plan) soient convenus et qu'ils puissent aller à Moscou".
Les négociateurs ukrainiens, dirigés par Roustem Oumerov, et le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, accompagné par l'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, ainsi que le gendre du président américain, Jared Kushner, ont débuté la réunion aux environs de 10H10 locales (15H10 GMT).
"Il ne s'agit pas simplement de mettre fin à la guerre (...). Il s'agit d'ouvrir une voie pour permettre à l'Ukraine de rester souveraine, indépendante et prospère", a déclaré le chef de la diplomatie américaine au début de la réunion.
Dans un message sur X, il a affirmé que sa délégation avait pour mission de "garantir les intérêts de l'Ukraine", ajoutant qu'elle "rendra(it) compte des discussions au président ukrainien (Volodymyr Zelensky), une fois les réunions d'aujourd'hui terminées".
Ces discussions se déroulent dans un contexte militaire tendu. Alors que l'armée russe progresse dans l'est du pays, une attaque de drones a fait au moins un mort et 11 blessés dans la nuit de samedi à dimanche près de Kiev.
Les pourparlers dimanche devraient reprendre sur la base d'amendements du plan américain négociés il y a une semaine à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens, a souligné M. Zelensky.
- "Dignité" -
Les Etats-Unis ont présenté il y a dix jours un projet en 28 points censé mettre fin au conflit déclenché par l'offensive russe contre l'Ukraine en février 2022.
Accusé d'être très favorable à Moscou, ce plan a été amendé et doit être finalisé avec l'approbation des belligérants et des Européens, même si Kiev craint de devoir faire d'importantes concessions.
"La partie américaine est constructive et dans les jours à venir, il sera possible de préciser les étapes à suivre pour déterminer comment mettre fin à la guerre dans la dignité", a réaffirmé samedi le président ukrainien.
Son homologue français, Emmanuel Macron, le recevra de nouveau lundi à Paris, quelques jours après le limogeage de son bras droit extrêmement influent Andrïi Iermak, à la suite d'une vaste enquête anticorruption dans le secteur de l'énergie.
Par ailleurs, Marco Rubio ne se rendra pas à la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan la semaine prochaine, malgré les inquiétudes des alliés concernant le plan américain pour l'Ukraine. Steve Witkoff est quant à lui attendu à Moscou.
- Drones navals -
Samedi, des drones navals ont été lancés contre un terminal pétrolier majeur dans le port russe de Novorossiïsk.
Ce terminal permet d'exporter le pétrole acheminé par l'un des oléoducs les plus importants au monde, qui part de champs pétrolifères du Kazakhstan au bord de la mer Caspienne et traverse la Russie vers la mer Noire. Le Caspian Pipeline Consortium, qui exploite cet oléoduc, a affirmé qu'une "attaque terroriste" de drones navals avait mis hors d'usage l'une des trois bouées d’amarrage du terminal permettant le chargement en mer des pétroliers.
Les autorités du Kazakhstan ont accusé l'Ukraine d'être à l'origine de l'attaque, l'appelant à cesser ses frappes.
Kiev n'a de son côté pas réagi.
De son côté, Moscou poursuit ses attaques nocturnes massives sur l'Ukraine.