Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Sous le feu des avocats de Marine Le Pen et du Rassemblement national, le Parlement européen s'est longuement défendu jeudi de tout "manque de clarté" dans ses règles au procès en appel des assistants d'eurodéputés du Front national.
Taille du texte:
Le parti d'extrême droite, sa cheffe de file et dix autres personnes sont jugés depuis mardi et jusqu'au 11 février par la cour d'appel de Paris dans ce procès décisif pour la présidentielle de 2027, pour laquelle Marine Le Pen est actuellement inéligible.
Représentant du Parlement européen à cette audience où l'institution européenne est partie civile, son directeur général des finances, Didier Klethi, a eu droit jeudi, avec près de six heures passées à la barre, à un interrogatoire digne d'un prévenu.
Dès ses premiers mots à l'ouverture de l'audience mardi, Marine Le Pen a donné le ton du procès en axant sa défense sur une présumée défaillance de l'administration du Parlement européen, qui n'aurait pas joué son "rôle d'alerte" sur les contrats litigieux.
"Nous n'avions aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit", avait soutenu dans son propos introductif la députée du Pas-de-Calais de 57 ans.
Les prévenus sont poursuivis pour avoir utilisé entre 2004 et 2016 des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés et destinées à rémunérer leurs assistants, travaillant en réalité au seul bénéfice du parti ou de ses cadres.
Sur les 25 condamnés de première instance en mars, seule la moitié a fait appel.
- Enveloppe mensuelle -
Devant la cour d'appel, Didier Klethi expose les règles internes définissant le cadre d'emploi d'assistants parlementaires par un eurodéputé sur l'enveloppe qui lui est allouée chaque mois pour les frais de personnel, dont le montant s'élevait en 2014 à 21.379 euros.
"L'activité de militantisme est autorisée. Les assistants sont libres d'avoir une activité et des engagements politiques, c'est droit fondamental, mais ils ne peuvent pas les exercer pendant les heures de travail", décrit le haut fonctionnaire européen.
C'est en 2015, en découvrant dans Le Figaro le nouvel organigramme du parti à la flamme tricolore, sur lequel figurent plusieurs personnes censées être des assistants parlementaires d'eurodéputés, que le Parlement européen commence à s'interroger sur leur travail réel.
Effectuant des vérifications plus poussées, l'institution met alors en branle l'affaire dans laquelle se trouve embourbée dix ans après la triple candidate malheureuse à l'Elysée, en ces temps de crise politique où l'extrême droite survole les sondages.
Sous les grandioses boiseries de la première chambre de la cour d'appel, les différents avocats de la défense passent au grill le représentant du Parlement européen, s'interrogeant à haute voix sur le manque de contrôles de la part de l'administration et la complexité de ses règles.
"Il ne faut pas se réfugier derrière un manque de clarté. La même chose a été plaidée à maintes reprises et la Cour de justice (de l'Union européenne) a répété et répété dans ses arrêts que la règle est assez claire", pare Didier Klethi.
Le 31 mars 2025, Marine Le Pen a été condamnée en première instance par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, qui l'empêche pour l'instant de concourir à la présidentielle.
La cour d'appel de Paris a indiqué jeudi qu'elle se prononcerait lors du délibéré sur la question procédurale complexe soulevée mercredi par sa défense, portant sur le nombre de contrats dont est saisie la justice. Elle a par ailleurs rejeté une demande de disjonction du procès du cas du maire de Perpignan Louis Aliot, qui sera interrogé la semaine prochaine.