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L'élue démocrate Ilhan Omar, figure de la gauche américaine, a été visée mardi soir par un jet de liquide lors d'une réunion publique à Minneapolis, signe d'une ville toujours à cran malgré les promesses de désescalade de Donald Trump.
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Trois jours après la mort d'Alex Pretti, tué par des policiers fédéraux de l'immigration, le conseiller du président américain Stephen Miller a par ailleurs pour la première fois reconnu un possible manquement au "protocole" des agents impliqués lors du drame.
Le changement de ton de ce très influent et radical conseiller de Donald Trump intervient quelques heures après que Donald Trump a annoncé une "petite désescalade" de l'opération anti-immigration ayant conduit à la mort de deux manifestants depuis début janvier.
Mais, lors d'une réunion publique de l'élue démocrate Ilhan Omar mardi soir, un homme s'est avancé vers son pupitre et a projeté à l'aide d'une seringue un liquide non identifié en sa direction, avant d'être interpellé par un agent de sécurité, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Ilhan Omar, dans le viseur de Donald Trump depuis longtemps, a poursuivi son discours, tandis que l'homme a été placé en détention, selon ses services, qui assurent que l'élue "va bien."
"Nous devons une fois pour toutes abolir" la police de l'immigration, et la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem "doit démissionner", lançait-elle auparavant.
- "Protocole" -
La gauche américaine s'oppose au vaste déploiement, dans cette grande ville du nord du pays, d'agents fédéraux de l'immigration venus arrêter des sans-papiers en grand nombre pour honorer la promesse centrale de Donald Trump de multiplier les expulsions.
"Ce ne sont pas les bonnes personnes pour ce job. Il faut envoyer des gens (...) qui savent le faire sans faire de mal à notre communauté", a déclaré à l'AFP Brian Furgen, vétéran de l'armée âgé de 55 ans.
La mort samedi d'Alex Pretti a exacerbé les tensions durant le week-end, et l'administration Trump a depuis changé de ton.
C'est désormais Tom Homan, envoyé de Donald Trump, qui est aux manettes de l'opération.
Il a rencontré mardi des responsables locaux démocrates, vivement critiques des opérations d'expulsion. "Même si nous ne sommes pas d'accord sur tout, ces réunions constituent un point de départ productif", a-t-il déclaré sur X.
S'agissant de la mort d'Alex Pretti, "nous examinons pourquoi l'équipe de la police de protection des frontières (CBP) pourrait ne pas avoir suivi le protocole", a déclaré mardi Stephen Miller.
Un net changement de posture pour cet influent conseiller du président, qui, ce week-end, avait très vite pris la défense des agents de la police aux frontières qui ont abattu cet infirmier de 37 ans, en le traitant d'"assassin en puissance."
- "Enquête honorable" -
Des vidéos analysées par l'AFP et d'autres médias mettent à mal la thèse de certains membres de son gouvernement selon laquelle M. Pretti, qui portait légalement une arme, constituait une menace pour les forces de l'ordre.
Il est "dingue que des personnes tentent de faire comme si assassiner des civils était quelque chose d'acceptable", a réagi le basketteur français Victor Wembanyama, star de la NBA.
Bien qu'il ait lâché du lest face à des critiques nourries, y compris dans son camp, Donald Trump n'entend pas revoir sa politique en matière d'immigration. Il a indiqué que sa ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem restait en place.
Dans la principale procédure judiciaire contre l'action des agences fédérales dans le Minnesota, une juge a promis lundi une décision rapide concernant la demande du procureur général de l'Etat d'y suspendre l'opération.
La justice a aussi bloqué, tant qu'ils contestent leur détention, l'expulsion hors des Etats-Unis de Liam Conejo Ramos, 5 ans, et de son père d'origine équatorienne, arrêtés la semaine dernière. Une photo montrant le garçonnet apeuré, coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin, le sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir, est devenue virale.
Un agent fédéral a par ailleurs été refoulé alors qu'il tentait de pénétrer dans le consulat d'Équateur à Minneapolis, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères du pays dont le président Daniel Noboa est allié de Donald Trump.