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Le récent bras de fer avec les Etats-Unis autour du Groenland est pour Emmanuel Macron "un appel au réveil stratégique" de l'Europe, qui devrait faire plus vite et plus fort pour se réarmer, selon la Première ministre danoise Mette Frederiksen.
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Ce "réveil" doit porter "sur l'affirmation de notre souveraineté européenne, sur notre contribution à la sécurité de l'Arctique, sur la lutte contre les ingérences étrangères et la désinformation, sur la lutte contre le réchauffement climatique", a déclaré mercredi le président français à l'Elysée en recevant Mme Frederiksen et le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen.
Un peu plus tôt mercredi, lors d'une conférence à Paris, la cheffe du gouvernement danois avait appelé l'Europe à "faire plus que ce qui est dit publiquement en ce moment" pour se réarmer, alors que les énormes carences militaires européennes affaiblissent structurellement le Vieux continent dans sa relation diplomatique avec Washington.
"La chose la plus importante à faire est de se réarmer", a-t-elle insisté, et "pas d'ici 2035 comme l'a décidé l'Otan (...) je suis au regret de dire que ce serait trop tard", en référence à l'objectif fixé par les pays européens de l'Otan d'élever à 5% de leur PIB leurs dépenses de défense et sécurité à cet horizon.
Emmanuel Macron, parmi les dirigeants européens les plus actifs sur ce dossier, a réaffirmé mercredi la "solidarité" de la France et "son attachement à votre souveraineté, votre intégrité territoriale". Dans une courte déclaration prononcée en groenlandais, le président français a ajouté: "Le Groenland n’est pas à vendre, ni à prendre".
Mardi, c'est le chancelier allemand Friedrich Merz qui avait reçu Mme Frederiksen à Berlin et l'avait assurée de la "solidarité" germanique.
Donald Trump affirme régulièrement que le contrôle du Groenland est indispensable à la sécurité des Etats-Unis et accuse le Danemark et plus largement les Européens de ne pas agir pour protéger correctement ce territoire stratégique des appétits des rivaux russes et chinois. Il a menacé de s'en emparer par la force avant de rétropédaler dans l'attente d'éventuelles négociations avec le Groenland et le Danemark.
- Rôle de l'Otan -
Selon le Premier ministre groenlandais, "un groupe de travail de haut niveau" a été mis en place avec les Etats-Unis pour tenter de trouver une sortie de crise, alors que Washington a déjà un accord avec Nuuk et Copenhague lui permettant de déployer des moyens militaires sur le territoire autonome danois. Mais pour l'heure rien n'a été conclu entre les parties, souligne-t-on de source diplomatique européenne.
De nombreux pays européens sont montés au créneau pour le Danemark et le Groenland.
Paris notamment a mobilisé différents moyens militaires dans la zone, en envoyant des éléments précurseurs de l'armée de Terre, en vue de l'envoi d'un contingent plus important, et en déployant des bâtiments de surface dans la zone.
"Merci pour votre soutien très ferme", "merci de défendre les valeurs fondamentales que nous partageons et sur lesquelles nous ne pouvons transiger", a dit Mette Frederiksen à Emmanuel Macron.
"La France continuera à défendre ces principes suivant la Charte des Nations unies", a affirmé Emmanuel Macron, favorable à "un engagement accru de l'Otan dans l'Arctique", auquel Paris est "prêt à se joindre".
"L'Otan devrait jouer un rôle beaucoup plus important dans la région Arctique et dans le Grand Nord y compris au Groenland, autour du Groenland", a plaidé Mme Frederiksen.
Le Premier ministre groenlandais a aussi exprimé ses "remerciements" et sa "reconnaissance", ainsi que celle de son "peuple" à la France pour son soutien. "Vous avez été à nos côtés dans une situation extrêmement difficile (...) au Groenland nous n'oublions pas", a-t-il dit.
Pour Mette Frederiksen, cet épisode montre que si l'Europe est "unie", si elle ne "transige pas sur ses valeurs démocratiques", et si nous communiquons "de façon très claire, en cas de menace extérieure, qu'elle se défendra et répondra", "alors nous pouvons avancer ensemble".