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"Mon cerveau qui me remet les images en tête": au collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer, c'est le traumatisme qui prévaut mercredi au lendemain de la violente agression au couteau d'une enseignante de 60 ans en classe qui reste dans un état très préoccupant.
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L'élève en question, âgé de 14 ans, est toujours en garde à vue et l'enquête se penche sur son profil et son cadre familial.
Dans ce collège de 500 élèves, réputé calme, situé sur une avenue bordée d'oliviers, parsemée de petits pavillons, une vingtaine de policiers veillaient. Mercredi, les cours sont annulés mais des cellules psychologiques sont en place pour élèves et enseignants. Ils reprendront jeudi.
Emilie Prigent, mère d'une élève de 6e explique qu'au départ sa fille a tenu bon avant de "s'effondrer en pleurs" en rentrant. Alors ce matin, elle vient prendre conseil.
"A mes parents, je leur ai dit que je ne me sentais vraiment pas bien depuis que j'ai vu que ma prof s'est fait poignarder, qu'elle est en sang dans la salle, et que maintenant, je suis traumatisé", explique de son côté un élève de 5e de 13 ans.
"Je me sens déjà éventuellement mieux grâce à la cellule, mais j'ai toujours mon cerveau qui me remet les images en tête", déclare le collégien vêtu d'une grosse doudoune noire. Avant d'admettre: maintenant, "je ne me sens plus trop en sécurité dans cet établissement".
Il a décrit une enseignante "très stricte mais elle était gentille et ça se voyait".
- Comment "éradiquer ce fléau" ? -
Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, qui était toujours sur place mercredi matin a précisé que sa situation restait "très préoccupante à l'hôpital, même si son état a été stabilisé".
Toujours en garde à vue du chef de "tentative d'assassinat", le jeune garçon a été décrit comme "peu loquace" par le procureur de la République Raphaël Balland qui a évoqué "des tensions avec cette professeure ces derniers temps" et écarté à ce stade "toute connotation religieuse ou politique".
Une nouvelle communication du parquet est attendue en fin de matinée.
"Un signalement avait été effectué en mars" par le collège à la suite "de suspicions de violences commises par les parents" sur sa jeune soeur. L'enquête avait été classée sans suite mais une mesure d'assistance éducative avait été ordonnée en septembre.
Un rendez-vous avec les services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) devait avoir lieu le 5 février, selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin interrogé sur RTL. Mais "quatre mois pour avoir rendez-vous avec la PJJ (...) c'est trop long", a-t-il admis.
Le ministre de l'Education nationale s'est lui dit "très ému et puis très en colère aussi parce que ce n'est pas acceptable".
Il a insisté sur la nécessité de travailler "collectivement et sans idéologie, sans instrumentalisation, à une réponse qui nous permette d'éradiquer ce fléau de la violence interpersonnelle".
"Il y a vraiment la nécessité d'une politique éducative ambitieuse, parce qu'on sait que le traitement de ces situations ne pourra pas se réduire à des réponses uniquement sécuritaires", avait déclaré mercredi soir à l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées .
Ces derniers mois, une série d'agressions au couteau ont secoué la communauté éducative: en septembre, une enseignante avait été agressée dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin). A Antibes (Alpes-Maritimes), un ancien élève avait blessé au couteau un élève ainsi qu'une professeure dans un lycée horticole.
En juin, une surveillante avait été tuée à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d'une fouille de sac par des policiers. En avril, un lycéen a tué une adolescente de 15 ans à Nantes.