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Un militaire français a été tué et six blessés jeudi soir dans une attaque de drone dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, ont annoncé les autorités françaises, qui déplorent le premier décès au sein de l'armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.
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"L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d'une attaque dans la région d'Erbil en Irak", a annoncé le président Emmanuel Macron sur X, qui a dénonce une attaque "inacceptable".
Selon le ministère des Armées, sept soldats ont été blessés dans une "attaque de drone" et l'adjudant-chef Frion, "malgré une prise en charge rapide par les équipes médicales présentes, a succombé à ses blessures". Il était déployé en Irak depuis fin janvier.
Les six blessés sont "toujours à l'hôpital. Leur rapatriement en France se met en place", a-t-il ajouté.
Arnaud Frion a été "frappé par un drone Shahed", selon le chef de corps du 7e BCA, le colonel François-Xavier de la Chesnay, qui a salué un "excellent soldat, ultra-compétent".
Le Shahed est un engin de conception iranienne de longue portée. Les autorités françaises n'ont pas désigné les responsables de l'attaque.
C'est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui s'étend dans plusieurs pays de la région sous l'effet de tirs de missiles et de drones par Téhéran.
Le drone a frappé jeudi à 19H40 GMT "la base kurde de Mala Qara" où étaient installés les militaires français. La base est située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes, visant notamment les dispositifs militaires américains dans la région. Ces attaques ont été pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne.
Des militaires américains, mais aussi français, britanniques ou encore italiens, sont déployés au Kurdistan irakien dans le cadre de la coalition internationale mise en place en 2014 contre le groupe Etat islamique.
- Macron promet "sang-froid" et "détermination" -
Emmanuel Macron a réaffirmé envedredi que "la position de la France est purement défensive" face à la guerre au Moyen-Orient.
Les militaires français touchés étaient "engagés dans des actions de formation à la lutte contre le terrorisme auprès de partenaires irakiens", selon l'état-major des Armées.
En parallèle, un groupe armé pro-iranien nommé Ashab al-Kahf a annoncé vendredi sur Telegram prendre pour cible les intérêts français dans la région après le déploiement du porte-avion français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale.
"Après l'arrivée du porte-avions français dans la zone d'opérations du Commandement central américain (chargé du Moyen-Orient, NDLR) et son engagement dans les opérations, nous annonçons à partir de cette nuit que tous les intérêts français en Irak et dans la région seront pris pour cible", a déclaré le groupe.
Cette milice chiite pro-iranienne a exhorté les forces de sécurité à rester à au moins 500 m d'une base à Kirkouk (nord) où se trouvent, selon lui des militaires français, sans revendiquer directement la frappe.
Paris a renforcé son dispositif dans la région pour "protéger les ressortissants français" dans la zone et apporter un soutien aux partenaires de la France, comme le Liban ou les pays de la péninsule arabique, avec certains desquels Paris a signé des accords de défense.
Au centre de ce déploiement se trouve le porte-avions français et son groupe aéronaval en Méditerranée orientale. Ce dispositif est selon M. Macron appelé à mobiliser huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe.