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Une attaque a visé samedi à l'aube l'ambassade américaine à Bagdad, après des frappes dans la capitale irakienne contre un influent groupe armé irakien pro-Iran ayant fait trois morts, selon des sources de sécurité.
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Samedi au lever du jour, un journaliste de l'AFP a vu de la fumée noire s'élever au-dessus de l'ambassade américaine, située dans l'ultra-sécurisée zone verte de Bagdad, abritant représentations diplomatiques, institutions internationales et instances gouvernementales.
Deux responsables sécuritaires interrogés par l'AFP ont évoqué une attaque de drone. Contactée par l'AFP, l'ambassade américaine n'a pas réagi dans l'immédiat.
Il s'agit de la deuxième attaque contre l'ambassade depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Elle intervient quelques heures après des frappes contre les Brigades du Hezbollah.
Le groupe armé pro-Iran, classé groupe "terroriste" par Washington, n'a publié aucune annonce dans l'immédiat.
- Tentative d'"assassinat"? -
Peu après 02H00 du matin (23H00 GMT), dans le quartier huppé d'Arassat, où des factions armées pro-iraniens sont installées, un tir de missile a visé une maison servant de locaux aux Brigades du Hezbollah, a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité.
Trois combattants, dont un commandant, sont décédés dans ce bombardement, selon un bilan actualisé communiqué samedi à l'AFP par un responsable du Hachd al-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires englobant les Brigades du Hezbollah.
Des journalistes de l'AFP ont entendu de fortes déflagrations, avant que ne retentissent des sirènes d'ambulances. Des témoins ont dit avoir vu de la fumée blanche s'élever dans le quartier.
"Personne dans le quartier ne savait que cette maison était occupée par les Brigades du Hezbollah", a indiqué à l'AFP un riverain.
Les Brigades du Hezbollah ont tenu des funérailles à Bagdad pour rendre hommage aux trois combattants, parmi lesquels le commandant Abou Ali al-Amiri.
Le responsable du Hachd a qualifié l'attaque de tentative "d'assassinat ciblé". Des informations circulant en Irak ont suggéré que le chef du groupe, Ahmad al-Hamidawi, aurait été blessé, mais l'AFP n'était pas en mesure de les vérifier de manière indépendante.
Deux heures après l'attaque de Arassat, une frappe aérienne a visé un véhicule près d'un pont dans l'est de Bagdad.
Deux sources sécuritaires ont annoncé initialement un décès, avant que le responsable du Hachd ne contredise ce bilan, évoquant un blessé, également membre des Brigades du Hezbollah.
Le groupe fait partie de la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse pro-Iran qui revendique chaque jour depuis le début de la guerre "des dizaines" d'attaques de drones et de roquettes sur des bases accueillant des soldats américains, en Irak et au Moyen-Orient.