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Une attaque a visé samedi l'ambassade américaine à Bagdad, après des frappes dans la capitale irakienne contre un influent groupe armé pro-Iran ayant fait trois morts, selon des sources de sécurité.
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Sans commenter l'attaque, les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants à quitter l'Irak "maintenant", dans un message publié sur X par la représentation diplomatique.
Et samedi soir, une base militaire à l'aéroport international de Bagdad qui accueillait jusqu'à récemment des effectifs de la coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington a été visée par une attaque de drones, d'après deux responsables de sécurité.
"Un drone est tombé à l'extérieur du mur d'enceinte, sur des entrepôts et des structures temporaires, provoquant un incendie", a précisé à l'AFP une de ces sources.
Samedi au lever du jour, un journaliste de l'AFP a vu de la fumée noire s'élever au-dessus de l'ambassade américaine, située dans l'ultra-sécurisée zone verte de Bagdad, abritant représentations diplomatiques, institutions internationales et instances gouvernementales.
Deux responsables sécuritaires interrogés par l'AFP ont évoqué une attaque de drone.
"Des milices terroristes pro-iraniennes ont attaqué à plusieurs reprises" la zone verte, selon l'ambassade, qui évoque également "des attaques répétées" près de l'aéroport international d'Erbil et le consulat dans la capitale du Kurdistan autonome.
"N'essayez pas de vous rendre à l'ambassade à Bagdad ou au consulat à Erbil, compte tenu du risque de missiles et de drones", ajoute-t-elle.
- Tentative d'"assassinat"? -
L'attaque de samedi est la deuxième contre l'ambassade depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Elle intervient quelques heures après des frappes contre les Brigades du Hezbollah.
Dans la nuit de vendredi à samedi, dans le quartier huppé d'Arassat, où des factions armées sont installées, un tir de missile a visé une maison servant de locaux à ce mouvement armé pro-Iran, classé groupe "terroriste" par Washington, a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité.
Trois combattants sont décédés dans ce bombardement, selon un bilan communiqué à l'AFP par un responsable du Hachd al-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires englobant les Brigades du Hezbollah.
Des journalistes de l'AFP ont entendu de fortes déflagrations, avant que ne retentissent des sirènes d'ambulances.
"Personne dans le quartier ne savait que cette maison était occupée par les Brigades du Hezbollah", a témoigné un riverain.
Le groupe a organisé des funérailles à Bagdad pour rendre hommage à ses trois membres décédés, parmi lesquels le commandant Abou Ali al-Amiri.
Le responsable du Hachd a qualifié l'attaque de tentative "d'assassinat ciblé". Des informations circulant en Irak ont suggéré que le chef du groupe, Ahmad al-Hamidawi, aurait été blessé, mais l'AFP n'était pas en mesure de les vérifier de manière indépendante.
Deux heures après l'attaque, une frappe aérienne a visé un véhicule près d'un pont dans l'est de Bagdad.
Deux sources sécuritaires ont annoncé initialement un mort, avant que le responsable du Hachd ne contredise ce bilan, évoquant un blessé, également membre des Brigades du Hezbollah.
Le groupe fait partie de la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse pro-Iran qui revendique chaque jour depuis le début de la guerre "des dizaines" d'attaques de drones et de roquettes sur des bases accueillant des soldats américains, en Irak et au Moyen-Orient.