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Le Pakistan a déclaré dimanche être prêt à faciliter et accueillir des "pourparlers significatifs" entre les États-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à la guerre, faisant part d'un soutien croissant à ses efforts de paix, notamment de la part des Nations unies et de la Chine.
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Le gouvernement pakistanais s'est imposé comme un facilitateur clé entre l'Iran et les États-Unis, permettant l'échange de messages, alors que la guerre, que Washington mène avec Israël, vient d'entrer dans son deuxième mois.
Le ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar a reçu pendant plusieurs heures, dimanche, ses homologues d'Arabie saoudite, d'Égypte et de Turquie dans la capitale pakistanaise, alors que l'inquiétude est grande quant aux conséquences des combats, notamment l'asphyxie du trafic maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz.
Dans une déclaration télévisée, M. Dar, également vice-Premier ministre du Pakistan, a indiqué que les chefs de la diplomatie présents à Islamabad avaient "exprimé leur plein soutien" à de possibles pourparlers entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad.
"Les ministres des Affaires étrangères ont préconisé le dialogue et la diplomatie comme seule voie viable pour prévenir les conflits et promouvoir la paix et l'harmonie régionales", a-t-il ajouté.
Islamabad cherche à tirer parti de ses liens anciens avec Téhéran et des contacts étroits dans le Golfe, tandis que le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir, chef de l'armée, ont noué une relation personnelle avec le président américain Donald Trump.
MM. Dar et Sharif ont eu plusieurs entretiens téléphoniques avec des responsables iraniens de haut rang, notamment le président Massoud Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, et ont "engagé un dialogue actif" avec l'administration américaine, a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
"Dans ce contexte, le Pakistan est très heureux que l'Iran et les États-Unis aient tous deux exprimé leur confiance dans le Pakistan pour faciliter les discussions", a-t-il ajouté.
"Le Pakistan sera honoré d'accueillir et de faciliter, dans les prochains jours, des pourparlers significatifs entre les deux parties, en vue d'un règlement global et durable du conflit en cours."
M. Dar s'est entretenu avec son homologue chinois Wang Yi et le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Ils "soutiennent pleinement" l'initiative du Pakistan en faveur de la paix, tout comme d'autres gouvernements à travers le monde, a-t-il assuré.
- Prévenir un "chaos total" -
Les discussions de dimanche, organisées sous haute sécurité et sans délégué des États-Unis, d'Israël ou de l'Iran, ont porté sur les efforts visant à empêcher l'extension du conflit et à encourager la mise en place d'un "cadre de négociation" entre Téhéran et Washington afin d'éviter que la région ne "sombre dans un état de chaos total", selon Le Caire.
Les trois ministres - Badr Abdelatty pour l'Égypte, Hakan Fidan pour la Turquie et le Saoudien Fayçal ben Farhane - ont aussi rencontré M. Sharif ainsi que le marechal Munir.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré vendredi qu'il s'attendait à une rencontre directe entre les États-Unis et l'Iran au Pakistan "très bientôt", sans révéler l'origine de son information.
Les efforts du Pakistan ont une logique économique: le pays dépend des importations de pétrole et de gaz transitant par le détroit d'Ormuz. Si les perturbations du trafic maritime se poursuivent, l'approvisionnement en carburant pourrait se détériorer, entraînant une hausse des prix et forçant la mise en place de nouvelles mesures d'austérité.
Tard samedi, M. Dar a annoncé que l'Iran avait autorisé 20 navires battant pavillon pakistanais supplémentaires – soit deux navires par jour – à transiter par le détroit d'Ormuz.