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Des explosions ont réveillé plusieurs quartiers de Téhéran mercredi, après que Donald Trump, dans un nouveau revirement, a affirmé que les Etats-Unis "partiraient" d'Iran dans "deux ou trois semaines", peu importe qu'un accord soit conclu ou non.
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Il doit "donner d'importantes nouvelles informations importantes" dans une allocution prévue en fin de journée, à 21H00 (01H00 GMT jeudi).
Déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, la guerre au Moyen-Orient, qui ébranle l'économie mondiale et a fait des milliers de morts, ne présente pas de signe de répit.
Israël a fait état d'un tir de missile venu du Yémen, le troisième lancé selon lui par les rebelles houthis pro-iraniens entrés ces derniers jours dans le conflit, quand Koweït et Bahreïn ont signalé des incendies, respectivement dans leur aéroport et les locaux d'une entreprise, après des attaques imputées à l'Iran.
Au large du Qatar, un pétrolier a été endommagé par un projectile. Et aux Emirats, un ressortissant banglandais a été tué par des débris de projectile après l'interception d'une attaque de drone.
Dans le camp d'en face, la télévision d'Etat iranienne a annoncé des explosions dans le nord, l'est et le centre de Téhéran mercredi matin, avant qu'Israël ne dise avoir mené une "vague de frappes de grande ampleur" dans la capitale.
- "Deux, trois semaines"
L'armée américaine a également "largué des munitions de précision sur des cibles militaires souterraines situées au cœur de l'Iran", selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Lui qui avait promis lundi d'"anéantir" la stratégique île iranienne de Kharg ainsi que des puits de pétrole et centrales électriques si une entente n'était pas trouvée "rapidement" sur la réouverture du détroit d'Ormuz, a cette fois-ci assuré que la conclusion ou non d'un accord était "sans importance".
La nouvelle a fait bondir les marchés asiatiques: à Tokyo, l'indice Nikkei grimpait de 4,04%, tandis qu'à Séoul le Kospi bondissait de 6,62% vers 02H50 GMT.
"Nous partirons très bientôt. Et si la France ou un autre pays veut avoir son pétrole ou son gaz ils iront tout droit dans le détroit d'Ormuz (...) et ils se débrouilleront tout seuls", a-t-il répété au sujet de ce détroit stratégique bloqué par l'Iran depuis le début du conflit.
L'Union européenne a appelé l'Iran à garantir "la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, alors qu'une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce goulet, selon des médias d'Etat. Le texte inclut une "interdiction de passage" pour les Etats-Unis et Israël.
- Plus de "menace existentielle" -
Au Liban, pilonné depuis début mars par Israël en guerre contre le mouvement pro-iranien Hezbollah, les autorités ont annoncé dans la nuit sept nouveaux morts, l'armée israélienne se félicitant de son côté d'avoir tué un "haut commandant" du Hezbollah ainsi qu'un "terroriste de haut rang" dans la région de Beyrouth.
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a averti que son pays avait l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, Beyrouth s'inquiétant d'une "nouvelle occupation" du pays, comme l'ONU.
Lors d'une allocution ouvrant les célébrations de la Pâques juive, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que l'Iran ne constituait plus une "menace existentielle".
"Nous avons brisé la puissance des armées terroristes iraniennes qui nous encerclaient comme un nœud coulant" en empêchant l'Iran de "se précipiter vers la mise au point d'armes nucléaires et de dizaines de milliers de missiles balistiques", a-t-il déclaré.
"Elles ne peuvent plus menacer notre existence".
A la différence de son allié Donald Trump, il juge toutefois que "la campagne n'est pas terminée (...) nous allons continuer d'écraser le régime terroriste, nous renforcerons les zones de sécurité autour de nous et nous atteindrons nos objectifs".
- Paix sous "garanties" -
Côté iranien, Téhéran a répété ses conditions à une cessation du conflit: le président Massoud Pezeshkian a réclamé "les garanties nécessaires pour empêcher la répétition de l'agression", le versement de compensations financières et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.
Si Washington assure que les discussions "se renforcent", Téhéran continue de démentir l'existence de pourparlers. "Je reçois des messages directement de (l'envoyé spécial américain Steve) Witkoff, comme auparavant, et cela ne signifie pas pour autant que nous soyons en négociations", a souligné le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur Al Jazeera.
En attendant, les Gardiens de la Révolution ont listé dans un communiqué 18 entreprises américaines dont Google, Apple, Meta ou encore Tesla, les accusant d'"espionnage" et menaçant de "destruction" leurs locaux en représailles à tout nouvel "assassinat" de responsables en Iran.